Bruxelles, 04/09/2012 (Agence Europe) - « Identité de vues » sur les principales questions bilatérales et sur le climat à rétablir pour relancer l'économie européenne et la stabilité de l'Eurozone ; « grande synergie et unité d'objectifs » entre Rome et Paris pour encourager « une croissance non inflationniste ou fondée sur des déséquilibres » ; volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro et de voir reconnus les efforts accomplis par les États qui, comme l'Italie, restent, malgré ces efforts, la cible de la spéculation sur les marchés ; attention particulière, sur ces bases, aux décisions qui seront prises pour stabiliser les marchés des titres souverains. Telles ont été les idées principales exposées par le Premier ministre italien, Mario Monti, et le président français, François Hollande, à l'issue de leur rencontre mardi 4 septembre à Rome.
Sur les solutions à la crise, le président français a évoqué trois étapes: - l'application intégrale des décisions du sommet européen des 28 et 29 juin ; - la solution des problèmes de la Grèce et de l'Espagne ; - la réalisation de l'union bancaire et l'approfondissement de l'Union économique et monétaire. Les deux dirigeants ont insisté sur leur volonté de rétablir la confiance à travers l'assainissement budgétaire et de stimuler la compétitivité afin de relancer la croissance, parlant de convergences avec la chancelière allemande Angela Merkel sur ces positions. « Chacun devra faire son devoir dans son pays, mais nous ne pourrons nous en sortir qu'ensemble », a résumé M. Hollande. Cette visite s'inscrivait dans le contexte de l'intense ballet diplomatique en cours depuis la fin août entre dirigeants européens. Avant de se rendre jeudi à Madrid, Mme Merkel a reçu mardi le président du Conseil européen Herman Van Rompuy. (FG avec MB)