Bruxelles, 15/06/2012 (Agence Europe) - Le compromis atteint en trilogue sur la directive « Efficacité énergétique » dans la nuit du 13 au 14 juin (EUROPE n° 10634) a bel et bien été confirmé en marge du Conseil « Énergie » vendredi 15 juin à Luxembourg. Ce compromis se veut la clé pour résorber le retard accumulé en matière d'économies d'énergie. Celles-ci stagnent à moins de 10% alors qu'il était prévu que 20% d'économies d'énergie soient faites d'ici 2020. Commentant l'accord, le député européen Claude Turmes (Verts/ALE, luxembourgeois) a résumé les bénéfices d'une directive qui permettra de rassurer et de créer de l'emploi mais surtout d'éviter de perdre des « sommes astronomiques pour du pétrole ou du gaz en provenance de la Russie par exemple ». Les efforts européens renouvelés en matière d'énergie, sur lesquels les institutions se sont mises d'accord, prévoient que 17% minimum d'économies d'énergie puissent désormais être réalisées. S'exprimant au nom de la présidence actuelle, le ministre danois à l'Énergie, Martin Lidegaard, n'a pas caché une pointe d'amertume à ce propos: « La présidence danoise aurait espéré parvenir à un accord sur les 20% (…) mais avec cette directive nous sommes à plus de 17% et l'objectif en termes de pourcentage demeure », a-t-il relativisé en conférence de presse. Mais, le député Turmes, se demande tout de même « où sont les autres 3% qui manquent ». Ce à quoi le commissaire européen en charge de l'énergie, Günther Oettinger, a répondu qu'avec l'éco-conception ou des instruments de marchés il est possible de « combler ces dernières lacunes ». L'accord obtenu en trilogue revêt d'autant plus d'importance selon M. Lidegaard qu'il permettra « d'apporter des résultats au Sommet européen. La directive fera partie du paquet qui donnera lieu à des conclusions dans deux semaines ». (MD)