Bruxelles, 15/06/2012 (Agence Europe) - Les sanctions interdisant l'exportation vers la Syrie d'articles de luxe et l'interdiction d'exporter - ou la nécessité d'obtenir une autorisation d'exportation préalable - des biens à « double usage », susceptibles d'être utilisés dans la répression, entreront en vigueur le 17 juin. Les modalités d'exécution de ces sanctions, décidées lors du Conseil Affaires étrangères du 23 avril pour punir la répression mais aussi le train de vie du couple Assad, ont été adoptées le 15 juin.
Ainsi, les exportations de caviar, truffes et cigares dont le prix est supérieur à 10 euros, de vins et eaux de vie (prix supérieur à 50 euros le litre), d'articles de maroquinerie (prix supérieur à 200 euros), de vêtements et chaussures (prix supérieur à 600 euros) et de joaillerie sont désormais interdites, tout comme la vaisselle de table, les horloges et montres et les véhicules de luxe, avions et bateaux au dessus d'un certain montant.
En outre, les équipements de protection et de détection, les installations pour la production de substances chimiques, certaines substances chimiques ou encore certains virus, bactéries et toxines sont interdits à l'exportation.
La France pense à aider les rebelles
Vendredi, le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius a déclaré que la France envisage d'aider les opposants syriens en leur fournissant des moyens de communication. « Il est envisagé, les Américains l'ont fait, peut-être nous le ferons, de donner non pas des armes mais des moyens de communication supplémentaires aux rebelles », a-t-il indiqué, soulignant qu' « outre les efforts diplomatiques, une autre issue au conflit serait une victoire claire et nette de l'opposition ».
Il a aussi souligné que des discussions étaient en cours avec la Russie, pour préparer l'après-Assad. « Les Russes eux-mêmes ne sont pas aujourd'hui attachés à la personne de Bachar al-Assad, ils voient bien que c'est un tyran et un assassin et que eux-mêmes en s'enchaînant à ce dictateur vont s'affaiblir », a indiqué Laurent Fabius, précisant que les Russes sont « sensibles, si Bachar est chassé du pouvoir, à qui va prendre (la place). La discussion porte là-dessus ». Mais la Russie a démenti cette information. « De telles discussions n'ont pas eu lieu et ne peuvent avoir lieu. Cela est en totale contradiction avec notre position », a expliqué le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov. (CG)