Strasbourg, 21/05/2012 (Agence Europe) - Le commissaire à l'Élargissement Stefan Füle et le ministre turc des Affaires européennes Egement Bagis ont lancé, jeudi 17 mai, le nouvel agenda positif entre l'UE et la Turquie. « C'est un jour spécial dans la relation UE-Turquie. Cet agenda positif doit redynamiser nos relations et apporter un nouvel élan. Notre but est de garder en vie le processus d'adhésion et de le mettre correctement sur les rails après une période de stagnation qui a été une source de frustrations des deux côtés », a précisé M. Füle, rappelant que cet agenda n'a pas pour but de remplacer le processus d'adhésion mais de l'appuyer et d'aller même plus loin. « C'est la nouvelle façon de communiquer et d'interagir, de nous regarder comme deux partenaires égaux », a-t-il ajouté.
Premier groupe de travail sur les droits fondamentaux
Cet agenda, qui implique aussi la société civile, doit permettre à Ankara de progresser dans l'alignement de la législation de l'UE, les réformes politiques et les droits fondamentaux, de visa, la mobilité et la migration, le commerce, l'énergie, la lutte contre le terrorisme ou la politique étrangère. Il sera fondé sur des groupes de travail qui aideront à l'accélération du processus d'alignement de la Turquie sur les politiques européennes et les normes dans au moins huit chapitres.
La première réunion du groupe de travail sur le sujet « clairement le plus essentiel de tous », selon M. Füle, la justice et les droits fondamentaux, a eu lieu jeudi 17 mai. « Ce n'est pas une coïncidence que nous commencions par le chapitre 23 (…) Il est directement lié à des dispositions constitutionnelles et touche la prochaine réforme constitutionnelle », a-t-il ajouté. Soulignant les réformes déjà en cours ou prévues en Turquie, le commissaire a salué le quatrième paquet de réformes judiciaires, qui prévoit la poursuite des réformes dans le domaine de la liberté d'expression et des médias. « Ce paquet offre une excellente occasion d'aborder les principales préoccupations en matière de liberté d'expression, de droits à la liberté et à la sécurité, et à un procès équitable », a précisé M. Füle. (CG)