Bruxelles, 19/04/2012 (Agence Europe) - Selon les derniers chiffres de l'OCDE, les PME ont été plus durement touchées que les grandes entreprises par le resserrement du crédit depuis 2007.
Publié le 19 avril, le tableau de bord de l'OCDE sur le financement des PME et de l'entrepreneuriat met en exergue la différence de traitement entre les PME et les grandes entreprises dans la contraction d'emprunts entre 2007 et 2010, les premières s'étant vu appliquer des taux d'intérêt plus élevés que les secondes. Les prêts accordés aux PME ont en outre été assortis d'échéances plus courtes et les garanties exigées plus importantes.
Si les taux d'intérêt des emprunts accordés aux PME ont eu tendance à baisser pendant la crise financière, l'écart de taux d'intérêt entre les PME et les grandes entreprises s'est creusé, y compris pendant la reprise de 2010. Selon l'OCDE, les conditions de crédit plus favorables accordées aux grandes entreprises laisse à penser que les PME étaient considérées comme présentant à la fois des risques plus importants et des perspectives commerciales plus médiocres. Or les PME, qui représentent dans certains pays près de 99% des entreprises, jouent un rôle moteur de premier plan dans la croissance économique, la création d'emplois et la cohésion sociale, déplore l'organisation, en rappelant que l'accès au financement reste l'une des plus grandes difficultés qu'elles rencontrent depuis leur création et tout au long de leur vie. Une lacune incessamment pointée du doigt par la Commission européenne.
Sur la base de données de 17 pays développés - Canada, Chili, Corée du Sud, États-Unis, Nouvelle-Zélande et Suisse, plus Danemark, Finlande, France, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède pour l'UE - plus la Thaïlande, le rapport OCDE montre que les prêts commerciaux accordés aux PME ont fortement chuté pendant la récession, et malgré un léger redressement en 2010, ils n'ont dans l'ensemble pas retrouvé leurs niveaux de 2007. Le capital-risque et le capital-développement ont également accusé un recul marqué pendant la période étudiée. (EH)