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Bulletin Quotidien Europe N° 10598
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Vin, solutions innovantes voulues sur les droits de plantation

Bruxelles, 19/04/2012 (Agence Europe) - Si des « arguments forts » et des « solution innovantes » nécessitant des « ajustements » sont soumis à la Commission européenne, « je prendrai mes responsabilités », a assuré le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, à l'ouverture de la première réunion du groupe à haut niveau sur les droits de plantation viticoles, jeudi 19 avril à Bruxelles (EUROPE n° 10597). Celle-ci a été notamment l'occasion pour les représentants des États membres et des organisations professionnelles de présenter leur point de vue initial sur la suppression de ce régime qui est prévue au 1er janvier 2016, avec possibilité de le maintenir jusqu'au 31 décembre 2018.

Quinze pays, qui ne constituent pas tout à fait la majorité qualifiée au Conseil de l'UE, s'opposent officiellement à l'abolition des droits de plantation viticoles. Ce qui a poussé le commissaire à l'Agriculture à accepter la création du groupe à haut niveau, présidé par le directeur général de l'agriculture de la Commission européenne, José Manuel Silva Rodriguez. « La question n'est pas de savoir si nous maintenons ou non le système existant, mais, si nous le conservons, de savoir comment le rendre plus efficace que dans le passé », avait averti Dacian Ciolos, fin mars.

Le groupe devrait tenir trois autres réunions d'ici la fin de l'année (le 26 juin, en septembre et en novembre) et présenter alors des recommandations sur lesquelles pourra s'appuyer la Commission pour présenter éventuellement une proposition en 2013.

Le commissaire européen a tenu à rappeler aux membres du groupe à haut niveau les principaux éléments de la réforme du secteur adoptée le 29 avril 2008: plan d'arrachage (160 000 hectares effectifs), renforcement des mesures de restructuration, fin des outils de « destruction de la production » pour réguler le marché, accent sur la promotion et la qualité, création d'enveloppes budgétaires nationales et décision sur les droits de plantation.

Précisant qu'il ne s'agit pas à présent de réformer cette réforme, le commissaire européen a estimé que la définition de la PAC de l'après-2013 n'empêchait pas de définir, « de façon parallèle, des approches sectorielles ». Il attend donc des « recommandations » du groupe à haut niveau qui permettront de « nourrir la réflexion » de la Commission, parallèlement au rapport sur la mise en œuvre de la réforme du secteur qui sera également présenté d'ici à la fin de l'année. Au-delà des déclarations « politiciennes et simplistes », l'UE a besoin d'une évaluation réaliste de « ce que peut être ou pas un système de gestion des surfaces, compte tenu de la réalité des marchés d'aujourd'hui », a conclu M. Ciolos, soulignant la nécessité d'avoir « une vision nouvelle, moderne, du rôle des pouvoirs publics et des organisations professionnelles dans la gestion des marchés ». (LC)

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