Bruxelles, 12/04/2012 (Agence Europe) - Les parlementaires du groupe PPE sont bien décidés à défendre le concept de la coopération territoriale européenne et les Groupements européen de coopération territoriale (GECT).
Financement à la hausse. À l'occasion d'une audition publique organisée par le groupe PPE mercredi 11 avril, Marie-Thérèse Sanchez-Schmid (française) n'a pas hésité à rappeler que la coopération territoriale concerne « près de 196 millions de citoyens européens, soit 40% de la population qui vit dans une région frontalière » et à plaider pour qu'elle soit revalorisée dans le budget de l'Union: « La Commission propose d'allouer 11,7 milliards d'euros pour 2014 - 2020, ce qui ne représente que 3,48% de l'enveloppe globale de la politique de cohésion. Nous devons être plus ambitieux ! Il est fondamental de remettre la coopération territoriale européenne au cœur du débat sur les perspectives financières ». Le Parlement étudie aussi en ce moment les révisions des législations relatives à la coopération territoriale et aux GECT.
GECT, outil incontournable. Le rapporteur sur le règlement relatif aux Groupements européen de coopération territoriale, Joachim Zeller (PPE, allemand), a estimé pour sa part qu' « en parallèle de la révision actuelle de la politique de cohésion, nous devons renforcer et mieux promouvoir cet instrument aux niveaux local, régional, national et européen afin de booster la coopération territoriale tout au long des frontières européennes. Les améliorations proposées devraient mener à plus de certitude légale, et à un bon fonctionnement des GECT existants, ainsi qu'à un meilleur accès et plus d'attractivité pour les partenaires possibles ». Le Comité des régions (CdR) s'associe aussi au Parlement pour que l'instrument gagne en visibilité et en efficacité, et donc que les améliorations proposées par la Commission puissent rapidement entrer en vigueur. Le CdR plaide donc pour une procédure législative rapide, mais le Conseil tarde à prendre les choses en mains. (MD)