Bruxelles, 12/04/2012 (Agence Europe) - Le chef adjoint de la division Maghreb du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), David Geer, a annoncé jeudi 12 avril, lors d'une réunion au Parlement européen sur les droits de l'Homme en Libye, que le SEAE envisage l'envoi d'une mission exploratoire qui « pourrait partir ce week-end » en Libye, afin de « voir s'il est possible pour l'UE de participer aux élections (de juin) comme observatrice ». Il a précisé que le SEAE aide les autorités à préparer les élections.
L'eurodéputée et rapporteur sur la Libye, Ana Gomes (S&D, portugaise), a souligné que les élections de juin, même si elles risquent d'avoir des défauts, sont très importantes. « Tous les Libyens me disent que les élections sont essentielles car elles vont amener un gouvernement qui se sent habilité à prendre des décisions », a expliqué Mme Gomes, précisant que « le gouvernement actuel ne se sent pas habilité à prendre des décisions » car il n'a pas été élu. Omar Bakhet de l'institution internationale pour la démocratie et l'assistance électorale s'est montré inquiet: « Ces élections sont organisées de telle manière que ce ne sont que des groupes bien organisés qui vont remporter des sièges, il n'y a pas de place pour les nouveaux partis ». Il a précisé que la loi électorale actuelle a des « failles graves », que ce soit dans la distribution, les bulletins, la composition des listes, l'exclusion totale des femmes des élections ou encore l'enregistrement des candidats. Il a appelé à l'organisation d'élections locales, soulignant que des administrations locales sont prêtes à le faire à Misrata, Benghazi et Tripoli, afin d'avoir des personnes élues dans les gouvernements locaux. (CG)