login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10591
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

Sécurité routière, l'OCDE plaide pour une définition commune

Bruxelles, 10/04/2012 (Agence Europe) - Si la dernière décennie a été marquée par une réduction prononcée des accidents de la route en Europe (et dans les pays de l'OCDE), l'effort doit être continu. À cette fin, le groupe de travail permanent de l'OCDE sur les données de la sécurité routière et leur analyse (International Traffic Safety Data and Analysis Group - IRTAD) insiste sur le fait qu'il est important d'avoir une meilleure lecture des accidents, et surtout d'avoir une définition commune des blessures graves.

À la lumière des données récoltées lors des dernières décennies, le groupe de travail souligne une réduction plus prononcée des accidents de la route ces trois dernières années en Hongrie, Danemark ou Irlande, par rapport aux 15 dernières années. L'Allemagne et les Pays-Bas ont réussi à diviser par six le risque d'accidents mortels depuis les années 70, et le Luxembourg, l'Espagne, la Suède, la Slovénie, le Portugal ont réduit ce risque de moitié.

Des statistiques encourageantes pour ces pays européens, mais plus de vies doivent encore être épargnées sur les routes. L'IRTAD reconnaît que les politiques nationales portent leur fruit, notamment pour ce qui est du port de la ceinture, de l'alcool au volant et de la vitesse, et se félicite que la conduite distraite, avec l'usage du téléphone portable, soit prise en considération dans de nombreux pays de l'OCDE. Pour mieux lutter contre l'insécurité routière, l'IRTAD préconise d'avoir aussi une meilleure compréhension du véritable nombre d'accidents de la route, et surtout de définir uniformément ce qu'est un accident « grave », alors que chaque pays a une clé de lecture différente, et diverses façons de rapporter les chiffres.

Les données de la police devraient être complétées par celles des services médicaux. Ce sont eux qui devraient juger de la sévérité des blessures. Ces dernières devraient être prises en compte aussi pour compléter les informations compilées à propos des accidents fatals. Les accidents de la route devraient être comparés à d'autres grandes causes de mortalité, comme la malaria ou le VIH. De plus, le calcul des coûts des accidents, notamment médicaux, devrait aussi prendre en compte les handicaps futurs, ou le rapport coûts-bénéfices des campagnes de sécurité routière. Si les recommandations du groupe de travail prévalent pour 32 pays des 34 membres de l'OCDE, dont font partie la majorité des pays de l'UE, elles peuvent largement inspirer tant les gouvernements nationaux des 27 que les politiques menées au niveau européen. (MD)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE