Bruxelles, 10/04/2012 (Agence Europe) - L'Institute of Finance (IIF), qui a représenté la majorité des créanciers privés lors de la restructuration partielle de la dette grecque, énonce des pistes pour résoudre la crise de la dette dans l'Eurozone, en vue des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Il prône « une approche plus graduelle et différenciée en matière de politique budgétaire » qui dépasse la simple discipline matérialisée par le Pacte budgétaire signé à 25 pays et permette aux pays excédentaires, comme l'Allemagne, d'éviter une contraction trop importante de l'économie européenne. « Une mutualisation du fardeau budgétaire aiderait les pays plus faibles de la zone euro à appliquer les ajustements et les réformes structurelles nécessaires (…) et réduirait les déséquilibres régionaux », estime aussi l'organisation. Qui qualifie de « déception » la décision de l'Eurogroupe de maintenir à 500 milliards d'euros la capacité d'intervention du Mécanisme européen de stabilité (EUROPE n°10586). Et l'IIF de mettre en garde contre des règles trop exigeantes en matière capital et de liquidité bancaires qui obstrueraient le financement de l'économie. (MB)