Bruxelles, 30/03/2012 (Agence Europe) - Les députés européens ont demandé, jeudi 29 mars, au Conseil de s'assurer que le nouveau Fonds européen pour la démocratie (Fedem), accordé en priorité aux pays voisins, « permettra à l'Union d'adopter une approche plus stratégique et politique du soutien à la démocratie ».
Dans le rapport de Alexander Graf Lambsdorff (ADLE, allemand) qu'il a adopté, sans aucun amendement, le Parlement souligne que ce fonds doit offrir « une assistance sur mesure, flexible, réactive, à l'écoute des besoins des bénéficiaires et susceptible d'être reprogrammée rapidement ». Il doit aussi accorder des subventions directement aux bénéficiaires.
Le Parlement précise que l'action de ce fonds doit compléter celles des instruments financiers qui existent déjà, dont l'instrument européen pour la démocratie et les droits de l'Homme, et qu'elle doit être en synergie et complémentaire avec celles des États membres et des organisations qu'ils financent « par une coopération étroite et la création de partenariats tout en évitant les doubles emplois ».
Les députés veulent aussi que le Fedem ait une « structure de gouvernance transparente et ouverte », coordonnée avec le Service européen d'action extérieure. Ils souhaitent également avoir un « pouvoir étendu de supervision politique » sur les activités du fonds, et être associés à sa création, sa mise en place et son fonctionnement. (CG)