login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10586
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Ciolos pour une politique de promotion des produits plus forte

Bruxelles, 30/03/2012 (Agence Europe) - Il est essentiel que l'agriculture européenne conserve et augmente sa compétitivité et ses parts de marché tant sur son marché intérieur qu'à l'exportation, et les actions visant à promouvoir aussi bien dans l'UE que dans les pays tiers les mérites de la consommation des produits européens peuvent réellement y contribuer. Comme annoncé (EUROPE n° 10585), la Commission européenne a adopté vendredi 30 mars une communication visant à établir une stratégie « à forte valeur ajoutée européenne » pour promouvoir les saveurs de l'Europe.

En présentant cette communication à la presse, Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture, a dit que le débat sur ce texte sera suivi par la publication d'ici à la fin de l'année d'une proposition législative sur la politique de promotion agroalimentaire. L'industrie agroalimentaire est la première branche industrielle de l'UE en termes d'emplois et de chiffres d'affaires (la chaîne alimentaire représente 6 % du produit intérieur brut européen), a rappelé le commissaire, qui a ajouté que, malgré la crise, ce secteur se porte plutôt bien du point de vue économique. « La capacité d'exportation de l'UE donne des signes encourageants pour les années à venir. En 2011, on a eu plus de 100 milliards d'euros d'exportation de produits agroalimentaires et on est avec une balance positive, c'est-à-dire qu'on exporte plus que ce qu'on importe. Et l'atout le plus fort du secteur agroalimentaire européen, c'est la qualité », a dit M. Ciolos. C'est la raison pour laquelle la Commission estime que les instruments disponibles pour promouvoir les produits agroalimentaires européens « ne sont pas à la hauteur du potentiel de ce secteur ». La communication propose quelques options pour développer des instruments de promotion et définir une nouvelle stratégie, à discuter avec les professionnels et les États membres: comment renforcer la valeur ajoutée européenne (on a assez peu d'initiatives multi-pays pour promouvoir les produits européens dans les pays tiers, a dit M. Ciolos), comment avoir des programmes plus attractifs (des pays de l'UE participent très peu aux programmes actuels), comment avoir une gestion plus simple des actions, comment renforcer les synergies entre les différents outils de promotion, « tout en tenant compte des spécificités des différents secteurs » (il existe déjà des programmes spécifiques de promotion dans les secteur du vin et des fruits et légumes) et comment promouvoir notre savoir-faire chez les consommateurs européens ?

Il y a aussi la question du budget à trancher plus tard, lorsque le budget de la PAC (politique agricole commune) sera décidé. « On verra de quelle manière on peut renforcer la dotation budgétaire pour une politique de promotion plus ambitieuse ». Actuellement, 50 millions d'euros par an sont utilisés pour de telles actions de promotion. À noter que les actions d'information et de promotion relatives aux marchés locaux et circuits d'approvisionnement courts seront couvertes par les programmes de développement rural et exclues du futur régime de promotion.

Parmi les options examinées dans la communication figurent: - l'élargissement du champ d'application des mesures de promotion au-delà des organisations professionnelles, par exemple voir « quelle place donner à des entreprises privées lorsqu'elles proposent des programmes à forte valeur ajoutée pour l'UE » ; - l'éligibilité de certains produits agricoles transformés ; - le renforcement du soutien accordé à la promotion des systèmes européens de qualité alimentaire, tels que l'appellation d'origine protégée (AOP), l'indication géographique protégée (IGP) et les spécialités traditionnelles garanties (STG) ainsi qu'aux produits reconnus dans ces systèmes ; - l'extension des actions de promotion à des messages thématiques (gastronomie, santé, bien-être animal) ; - la mention de l'origine des produits (sur le marché intérieur, la mention de l'origine ne peut pas être autorisée à titre principal mais pourrait être mentionnée à titre secondaire ; à l'inverse, sur le marché extérieur, la mention supplémentaire de l'origine nationale « pourrait apporter un avantage sur certains marchés » ; - sur la question des marques, réalisation, sur le marché extérieur, de programmes mixtes avec une section générique et une section commerciale où les marques privées pourraient être présentes. Une telle participation des marques commerciales devrait s'inscrire dans un cadre commun qui garantisse le respect des règles de concurrence.

Enfin, le texte pose la question de savoir si les réponses à donner au niveau communautaire en cas de crise doivent venir de la future politique de promotion ou pourraient venir des mesures horizontales déjà offertes dans les propositions pour la PAC à l'horizon 2020.

Le cofinancement de ces programmes est tripartite avec une contribution maximale de 50% de l'Union, de 20% minimum de l'organisation professionnelle, le reste l'étant par les États membres concernés. En répondant à des questions de la presse, M. Ciolos s'est montré disposé à discuter aussi de ce sujet du taux de cofinancement (augmenter le taux de cofinancement ou maintenir le niveau actuel).

Entre 2001 et 2011, 518 programmes, essentiellement de 3 ans, ont été approuvés, ce qui correspond à un montant total de 576 millions d'euros provenant du budget de l'UE. Pour la période 2001-2011, la plupart des programmes sont axés sur le marché de l'UE (70 % en nombre de programmes et en valeur) et environ 9 % sont des programmes plurinationaux (portés par plusieurs États membres). (LC)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
INSTITUTIONNEL
CALENDRIER