Bruxelles, 30/03/2012 (Agence Europe) - Incluant un accord de libre-échange, l'accord d'association entre l'UE et l'Amérique centrale (Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama et Salvador), en voie de ratification, doit, aux yeux de l'exécutif européen, des gouvernements centraméricains, et des rapporteurs au Parlement européen, stimuler le développement économique et la stabilité dans la région.
« Cet accord est une excellente occasion de promouvoir la diversification économique et de renforcer la cohésion sociale. Il s'agit d'un défi économique et social auquel nous faisons face de manière équilibrée, et qui implique de grandes opportunités pour les deux parties », a estimé Pablo Zalba (PPE), lors d'une audition cette semaine sur l'accord d'association UE/Amérique centrale, pour lequel le député espagnol est rapporteur en commission « commerce international ». Ministres et ambassadeurs des pays d'Amérique centrale présents au cours des débats ont insisté sur les avantages de l'accord, à la fois pour le développement économique et la stabilité politique dans leur région, qui a longtemps reposé sur un modèle d'exportation de fruits et de légumes mis en échec. Pour le vice-ministre hondurien du Commerce Melvin Redondo, l'accord d'association n'est pas l'instrument qui va résoudre tous les problèmes de la région, mais permettra de s'y attaquer, en prenant exemple sur l'UE. Aux yeux de José Ignacio Salafranca (PPE, Espagne), rapporteur en commission « affaires étrangères », l'accord d'association UE/Amérique centrale conduira à une « relation plus mature » entre les deux régions. Le commissaire Karel De Gucht a appelé le Parlement à « rapidement donner son consentement à un accord qui fera de l'UE et de l'Amérique centrale des partenaires égaux au bénéfice de leur population ».
Paraphé en mars 2011, l'accord d'association UE/Amérique centrale inclut un dialogue politique, une coopération renforcée et un accord commercial qui prévoit la libéralisation des échanges de biens, services, et investissements. Des doutes sont toutefois mis en avant concernant la résistance de l'accord de libre-échange à l'épreuve des critères sociaux et environnementaux (EUROPE n° 10581). (EH)