Bruxelles, 13/03/2012 (Agence Europe) - L'Eurogroupe a donné son feu vert « politique » au 2ème programme grec, a annoncé son président Jean-Claude Juncker lundi 12 mars. Une décision, cette fois formelle et finale, sera prise une fois que les experts auront passé en revue les procédures nationales permettant le versement de l'aide financière et le bon déroulement de la restructuration partielle de la dette publique grecque. Mardi, le Conseil Écofin a quand même adopté une décision révisant la procédure pour déficit excessif ouverte à l'encontre d'Athènes qui ouvre la voie au versement d'une aide financière au titre du 2ème programme et à la signature par la Commission européenne du 'protocole d'accord' définissant les conditions de l'assistance. Une décision du FMI sur sa propre contribution au sauvetage financier interviendra, jeudi prochain, la directrice générale de l'organisation internationale ayant évoqué une enveloppe de 28 milliards d'euros.
Le programme grec, qui prévoit une aide publique de 130 milliards d'euros et une participation du secteur privé à hauteur de 100 milliards, représente « une 2ème chance à ne pas rater » pour la Grèce, a prévenu M. Juncker. Quoi qu'il en soit, « il ne fait aucun doute que le futur de la Grèce réside dans l'Eurozone ».
PSI. L'Eurogroupe est particulièrement satisfait des résultats meilleurs que prévu obtenus dans le cadre de l'offre d'échange de dette grecque. D'après la 'troïka' (Commission européenne, FMI, BCE), la participation du secteur privé (PSI) à la restructuration de cette dette, qui dépasse d'ores et déjà 96% des détenteurs privés, ramènerait le stock de dette grecque de 162% à « 117% » du PIB d'ici 2020, s'est félicité M. Juncker. Le précédent objectif prévoyait une réduction de la dette grecque à 120,5% du PIB. « Ce résultat meilleur qu'escompté ne devrait pas être dépensé par les autorités grecques mais conservé en tant que matelas financier », a indiqué le Premier ministre luxembourgeois. Et d'ajouter: « Il n'y aura aucune compensation, que ce soit de façon directe ou indirecte, à destination des créanciers privés. C'est un point essentiel. Car, si les autorités grecques acceptent de les dédommager, nous ferions face au même problème dans tous les pays de la zone euro, avec des dizaines de milliers de lettres de banquiers réclamant une compensation ». (MB)