Bruxelles, 13/03/2012 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté à une large majorité (572 voix pour, 89 contre et 8 abstentions) la résolution sur la contribution des institutions européennes à la consolidation et aux avancées du processus de Bologne. Les députés plaident pour le renforcement de l'espace européen de l'enseignement supérieur et demandent l'élimination de tous les obstacles administratifs à la reconnaissance des diplômes, ainsi que l'harmonisation des standards universitaires. Selon le rapporteur Luigi Berlinguer (S&D, italien), « les diplômes décernés par les universités européennes doivent être considérés comme une valeur, doivent être reconnus valables de façon générale (…) La reconnaissance des diplômes contribue à la qualité de l'enseignement supérieur et il faut que la dimension européenne de ces études soit renforcée ». L'un des plus grands défis actuellement du processus de Bologne est la question complexe de la reconnaissance mutuelle des crédits et des titres universitaires entre les universités européennes, estime le député Gianni Vattimo (ADLE, italien), impliqué depuis longtemps dans le processus de Bologne. Pour lui, « les États membres de l'UE devraient adopter d'urgence une décision claire et définitive sur cette question ».
M. Berlinguer espère qu'avec l'adoption de la résolution, le Parlement enverra un signal fort au sommet ministériel biannuel du processus de Bologne qui se tiendra à Bucarest les 26 et 27 avril prochains, pour davantage d'implication au niveau européen dans le processus, sous forme de mesures stimulantes pour les universités européennes et la création de programmes communs. « Pour consolider l'intégration européenne, les institutions européennes et les États membres doivent prendre des actions en faveur du renforcement de l'espace européen de l'enseignement supérieur, dans l'objectif d'établir un véritable système universitaire européen », plaide M. Berlinguer.
Le processus de Bologne a introduit un système de diplômes en trois cycles (licence, master, doctorat), la garantie de la qualité et la reconnaissance mutuelle des qualifications et des périodes d'études. Dans un débat tenu la veille, le lundi 12 mars, le groupe des Libéraux (ADLE) a plaidé pour un accroissement des investissements publics dans l'enseignement supérieur, afin de renouer avec une croissance durable, basée sur des compétences de haut niveau et la connaissance et la promotion de partenariats entre les universités et les entreprises. L'ADLE estime que la réduction du financement de l'éducation produit un impact négatif sur la dimension sociale de l'éducation, et demande aux États membres et aux institutions de l'UE de développer de nouveaux mécanismes de financement ciblés et flexibles, afin de soutenir la croissance, l'excellence et les vocations particulières et diversifiées des universités. (IL)