Bruxelles, 12/01/2012 (Agence Europe) - « La Commission européenne n'a pas d'agenda dirigé, ses décisions sont prises sur la base d'analyses économiques rigoureuses. Elle n'est pas ultralibérale, comme elle n'est pas ultraécologique ou ultrasociale », a déclaré jeudi 12 janvier le porte-parole du commissaire chargé de l'euro Olli Rehn. Il rappelle que les règles appliquées, le Pacte de stabilité révisé, ont été adoptées « démocratiquement » au niveau européen. Selon lui, « la réponse à la crise passe par une plus grande discipline budgétaire mais aussi par une politique de croissance ». Il répondait aux critiques du ministre belge des Entreprises publiques Paul Magnette, plus tôt sur les antennes de la radio RTBF, selon lequel « il faut que la Commission ouvre les yeux, qu'elle enlève ses œillères néo-libérales et qu'elle ait une vision pragmatique de l'économie européenne » si l'Europe veut éviter 15 ans de récession. Pressée par la Commission, la Belgique vient de prendre des mesures correctives (gel de plus d'un milliard d'euros de dépenses) afin de tenir son engagement de ramener son déficit sous les 3% par rapport au PIB (EUROPE n°10529). (MB)