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Bulletin Quotidien Europe N° 10530
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Nucléaire, stress tests réussis selon les autorités nationales de sûreté

Bruxelles, 12/01/2012 (Agence Europe) - À la lumière des évaluations rendues le 31 décembre 2011 par les autorités nationales de sûreté nucléaire, les 143 réacteurs hébergés dans les 14 États membre de l'UE recourant à l'atome ont passé avec succès les tests de résistance (stress tests). Aucun arrêt immédiat n'est exigé, mais la France devra investir un montant substantiel pour améliorer leur robustesse.

Lancés le 1er juin 2011 à la lumière de l'accident survenu en mars à Fukushima Daiichi au Japon après un séisme et un tsunami, les tests de résistance aux catastrophes naturelles et aux défaillances techniques des centrales nucléaires hébergées dans l'UE (et les pays voisins), menés sur la base de critères communs convenus en mai par le groupement européen des autorités nationales de sûreté (ENSREG) et la Commission, entrent désormais dans leur troisième phase. Après le rapport rendu le 31 octobre par leurs exploitants, les autorités nationales de sûreté ont rendu fin décembre leurs évaluations. L'ENSREG doit compiler d'ici avril les rapports finaux nationaux des États membres recourant au nucléaire - Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Pays-Bas, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède, plus la Lituanie qui procède au déclassement de la dernière tranche de sa centrale d'Ignalina.

En République tchèque et en Slovaquie, les régulateurs nationaux ont confirmé début janvier que les réacteurs exploités dans les deux pays (six dans le premier, quatre dans le second) ont réussi sans encombre les tests. Au Royaume-Uni, l'Office de régulation nucléaire a indiqué le 4 janvier que les 19 réacteurs exploités ne présentent « aucune faiblesse fondamentale dans leur conception ou leur résistance », mais il attend toutefois des exploitants une amélioration des mesures de sécurité pour faire face à des événements exceptionnels tels que les inondations. En Hongrie, l'OAH a fait part le 6 janvier du test réussi pour la centrale de Paks, précisant que si les niveaux de sûreté pouvaient être revus à la hausse, aucune intervention immédiate n'était nécessaire. En Finlande, les quatre réacteurs exploités à Loviisa et Olkiluoto sont, selon le STUK, bien préparés pour des situations exceptionnelles. En Suède, l'autorité nationale de sûreté juge les 10 réacteurs en activité robustes, mais admet que le niveau de sûreté pourrait être augmenté pour gérer des situations de crise. En Belgique, l'AFCN juge que les centrales nucléaires belges présentent un niveau de protection suffisant, les trois unités les plus anciennes à Doel et Tihange présentant toutefois une robustesse moindre. En Bulgarie, la centrale de Kozloduy a elle aussi passé avec succès les tests, selon l'agence nationale de sûreté. En France, l'Autorité de sûreté nationale a conclu que les 58 réacteurs en activité ont un niveau de sûreté suffisant pour exclure leur arrêt immédiat mais qu'un investissement massif est nécessaire pour accroître leur robustesse.

Sous la coordination de l'ENSREG, les évaluations nationales doivent désormais faire l'objet d'un examen par les pairs mené par des experts d'autres États membres et un représentant de la Commission. L'exécutif européen en présentera les résultats définitifs aux dirigeants européens à leur réunion de juin 2012.

L'analyse des risques liés au facteur humain (attentats terroristes, accident d'avion…) et la gestion des menaces liées à des actes malveillants sont évaluées en parallèle dans le cadre d'un processus supervisé par un groupe ad hoc du Conseil sur la sécurité nucléaire. (EH)

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