Bruxelles, 12/01/2012 (Agence Europe) - Le virus de Schmallenberg, nouveau virus récemment détecté chez des ruminants (bovins, moutons et chèvres) en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique, mobilise l'attention de l'Union européenne et a fait l'objet, le 11 janvier, d'un état des lieux lors de la réunion du comité permanent de l'alimentation et de la santé animale. Les experts des États membres siégeant au sein de ce comité ont en effet été informés de la situation et de l'état des connaissances scientifiques sur ce virus responsable de symptômes atypiques chez les bovins et de malformation congénitales chez les caprins et les ovins - un virus dont on ne peut exclure avec certitude qu'il puisse être transmissible à l'homme, même si cette éventualité semble « peu probable ».
Même s'il n'existe pas clairement de foyers géographiques ou infectieux, les experts des 27 ont estimé que la situation devait être surveillée de près et réévaluée au gré des nouvelles connaissances scientifiques disponibles. Ils se sont mis d'accord pour mettre au point une approche commune des investigations et études scientifiques à faire et ont invité la Commission à identifier les moyens de soutenir financièrement ces investigations sur lesquelles pourraient se fonder d'éventuelles mesures de contrôle des maladies provoquées par le virus. Ils ont en outre estimé qu'il conviendrait d'améliorer la sensibilisation des agriculteurs et des services vétérinaires pour les aider à faire face aux éventuels risques associés à ce nouveau virus.
À ce jour, le virus de Schmallenberg a été détecté dans 20 exploitations agricoles en Allemagne (chez des bovins et des moutons), 52 exploitations aux Pays-Bas (chez des moutons et un cas chez une chèvre) et 14 fermes en Belgique (uniquement chez des moutons). « Les États membres et la Commission reconnaissent les efforts déployés par ces trois États membres pour fournir en toute transparence la meilleure information scientifique possible sur les risques que présente ce virus », peut-on lire dans une déclaration publiée par le comité à l'issue de sa réunion.
Transmis par les moustiques et les moucherons, ce virus se transmet directement d'animal à animal (et également verticalement par voie intra-utérine) mais sa propagation en hiver est peu probable. Selon les évaluations liminaires du Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC,) « il est peu probable que ce virus puisse provoquer des maladies chez l'être humain, sans que cela puisse toutefois être exclu à ce stade ». Les États membres et la Commission reconnaissent que l'information sur le virus de Schmallenberg est encore fragmentée et principalement extrapolée à partir des données disponibles sur des virus analogues. (AN)