Bruxelles, 09/01/2012 (Agence Europe) - Le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Jean-Jacques Dordain, a tiré un bilan positif de l'année 2011, et ne cache pas que le budget de l'UE sera le grand défi pour l'ESA en 2012. L'événement clé de l'année à venir pour l'agence sera aussi le conseil ministériel l'automne prochain en Italie, le dernier ayant eu lieu il y a quatre ans.
L'année 2011 a été marquée par l'adhésion d'un 19ème État membre, la Roumanie (qui sera rejointe rapidement par la Pologne), l'accord de partenariat avec Malte, et les débuts des négociations avec la Bulgarie pour un accord similaire. Tous les États membres de l'UE seront donc bientôt en relation étroite avec l'ESA. Le lancement réussi des deux premiers satellites opérationnels du projet européen Galileo de radionavigation par satellite, l'envoi de 3 astronautes de l'ESA en orbite, la mission de simulation d'un vol sur Mars, sont autant de réussites aux yeux de M. Dordain, qui se félicite également d'une année de partenariats concluants, notamment avec la Russie.
L'année qui s'amorce amène par contre des défis plus conséquents surtout en termes budgétaires, l'ESA étant aussi à la merci de la programmation financière pluriannuelle de l'Union européenne. M. Dordain n'a pas caché qu'il continuerait à accorder des crédits de paiement « plus justes » à ses membres, et s'efforcerait de persévérer dans la réduction des coûts internes (moins 175 millions d'ici 2015). Il a dit vouloir reformuler les relations de l'agence avec l'industrie, qui possède l'expertise, et a rappelé que les activités spatiales industrielles sont non délocalisables, ce qui justifie le maintien des budgets pour l'ESA. (MD)