Bruxelles, 06/01/2012 (Agence Europe) - Le passage à l'an 2012 a aussi sonné l'entrée en vigueur pour l'aviation de la directive européenne au 1er janvier sur l'ETS pour l'achat d'émissions polluantes des avions au départ ou à destination de l'UE. Le secteur de l'aviation s'y résigne, malgré un refus catégorique de Pékin de se soumettre à la taxe carbone (EUROPE n° 10525), mais admet que les consommateurs devront mettre la main à la poche.
Le porte-parole de l'association internationale du transport aérien (IATA), Chris Goater, n'a pas manqué de rappeler sa déception quant à l'imposition de l'échange des crédits d'émissions à l'aviation. S'adressant à l'Agence France Presse, il a répété que son association préconisait toujours de résoudre la question au sein de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) afin de dégager une solution globale et pas régionale.
Des compagnies aériennes européennes, telles que Lufthansa et Air-France-KLM, ne cachent pas que les coûts supplémentaires engendrés pas l'ETS seront répercutés sur les passagers. Pour le groupe franco-néerlandais Air France - KLM, le coût de la taxe carbone s'élèverait entre 50 et 100 millions d'euros cette année. Le montant estimé par la compagnie allemande Lufthansa grimperait même à 130 millions d'euros. (MD)