Bruxelles, 06/01/2012 (Agence Europe) - Pour sécuriser leurs investissements actuels et futurs, les producteurs européens de biocarburants demandent à la Commission qu'une décision soit prise rapidement sur la question du changement indirect d'affectation des terres. Et plaident pour un système d'incitations.
Dans un courrier adressé aux commissaires européens compétents, dont Günther Oettinger (Énergie), Connie Hedegaard (Climat), Janez Potocnik (Environnement) et Dacian Ciolos (Agriculture), des associations et entreprises concernées - le Bureau des biocarburants (EBB), l'Union pétrolière européenne indépendante (UPEI), la fédération des producteurs d'huiles végétales (Fediol), les commerçants de céréales (Coceral) et la Shell plaident pour une solution rapide à la question de l'impact du changement indirect d'affectation des sols (ILUC) sur les émissions de CO2 issues de la production de biocarburants.
L'absence de décision sur cette question menace les investissements actuels et futurs des entreprises, soulignent les signataires, qui critiquent les options envisagées par l'exécutif européen, comme l'introduction de 'pénalité CO2'. Une option qui, selon eux, réduirait la gamme de matières premières utilisables pour se conformer aux objectifs de durabilité et accroîtrait la pression sur les matières premières restantes, avec plus de risques de changement d'affectation des sols. Les signataires déplorent que certaines pratiques permettant de réduire ce risque (utilisation des co-produits en alimentation animale, culture sur des terres dégradées, augmentation des rendements, biocarburants de 2ème génération…) ont été négligées dans l'évaluation menée par la Commission, et défendent une approche basée sur le marché, reposant sur des incitations à mettre en œuvre ces pratiques. (EH)