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Bulletin Quotidien Europe N° 10526
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) seae

Catherine Ashton fait le bilan de la première année de son service

Bruxelles, 06/01/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE a publié, jeudi 5 janvier, son rapport sur la première année de fonctionnement du Service européen d'action extérieur (SEAE), à destination du Parlement et du Conseil, près d'un mois après avoir reçu une lettre de 12 États membres donnant leur avis sur le SEAE. « Ce rapport ne doit pas être considéré comme une réponse formelle à cette lettre », a souligné un diplomate européen, précisant qu'il a été rédigé avant la date d'envoi de leur lettre, le 8 décembre.

Le rapport souligne que la création du SEAE est « un défi à long terme », et qu'« il est trop tôt pour faire des jugements définitifs ».

Difficultés

Dans ce document, la Haute représentante met en avant plusieurs difficultés. Selon elle, il est nécessaire de « consolider la capacité pour délivrer un contenu politique », se concentrant sur des domaines prioritaires, ce qui « nécessite des efforts soutenus dans le sentiment d'appropriation collective » de l'agenda externe de l'UE par toutes les institutions européennes.

Le fonctionnement des 140 délégations de l'UE dans le monde doit aussi être amélioré, en particulier grâce au développement des sections politiques. Catherine Ashton souligne qu'une attention particulière doit être accordée aux modalités des instructions qui leur sont données à la fois par le SEAE et la Commission. Leur rôle dans le soutien aux États membres et dans la fourniture de la protection consulaire des citoyens pose aussi problème, car les avis des États divergent sur le rôle à leur donner.

Le rapport met aussi en avant la nécessité de créer un esprit de corps et une méthode commune de travail entre les membres du SEAE, issus du Conseil, de la Commission et des États membres. « Ils seront plus faciles à avoir une fois que les services auront été rassemblés dans un bâtiment commun au printemps 2012 », a expliqué le haut fonctionnaire.

La Haute représentante souhaite aussi améliorer les relations entre le SEAE et la Commission, dont les rapports hiérarchiques, les rapports politiques, ou les responsabilités financières. « Il n'y a pas d'hostilité de la Commission mais nous sommes dans une période où chacun doit trouver une manière de travailler ensemble », a expliqué le diplomate.

Pour lui, le budget 2012 est aussi « une importante question ». Le SEAE a demandé 29,6 millions d'euros supplémentaires pour couvrir, entre autres, l'ouverture de nouvelles délégations. En 2011, son budget était de 464 millions auxquels s'ajoutaient 253 millions au nom de la Commission.

Des avancées importantes

Malgré ces difficultés, le rapport souligne « la largeur et l'étendue géographique des activités du SEAE » et met en avant, entre autres, que le SEAE, et la Haute représentante ont pris un rôle « pro actif » dans la coordination des efforts internationaux dans le cadre du 'printemps arabe' et la création du Bureau de gestion des crises (crisis management board). Le rôle de l'UE dans le processus de paix au Moyen Orient « est devenu plus fort », et Mme Ashton mène les efforts internationaux pour trouver une solution au problème du nucléaire iranien. Le SEAE s'est aussi engagé dans un processus pour formuler une politique européenne plus efficace avec les principaux partenaires stratégiques de l'UE. (CG)

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