Bruxelles, 06/01/2012 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE réitéré, jeudi 5 décembre, son appel à l'Iran de ne pas exécuter Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée pour adultère et complicité de meurtre sur son mari, et le pasteur Youcef Nadarkhani. Elle a rappelé que des milliers d'autres personnes demeurent soumises au risque d'exécution et appelé Téhéran à arrêter les exécutions et à introduire un moratoire.
Mme Ashton a aussi souligné sa « profonde préoccupation » quant à l'utilisation de la peine de mort en Iran en 2011. Selon l'ONG Amnesty International, plus de 600 personnes auraient été exécutées dans le pays l'an dernier. « Cela va contre la tendance mondiale vers l'abolition de la peine de mort. Le nombre d'exécutions en Iran l'année dernière est le plus élevé dans l'histoire récente, faisant de Téhéran le premier utilisateur mondial de la peine de mort par habitant », a expliqué la Haute représentante dans un communiqué.
Catherine Ashton a précisé que des centaines de personnes ont été exécutées « après des procès manifestement inéquitables, sans droit d'appel et pour des infractions qui, selon les normes internationales, ne devraient pas entraîner la peine capitale ». Elle a rappelé que dans les pays conservant la peine de mort, « cette peine ne peut être utilisée que pour les crimes les plus graves ». (CG)