Bruxelles, 07/11/2011 (Agence Europe) - Quelles sont les conséquences de la crise économique et financière mais aussi des révoltes arabes pour la Méditerranée, s'interrogent l'association Euromed-IHEDN et la Fondation Friedrich Ebert qui organisent les 24 et 25 novembre 2011 à Paris une rencontre sur ce thème pour lequel un rappel est fait de l'enjeu de l'immigration et de la mobilité dans l'espace euroméditerranéen.
« La Méditerranée constitue l'une des plus grandes zones de fracture du monde, tant les perspectives démographiques, sociales, politiques, culturelles divergent entre sa rive nord et sa rive sud ». Elle est aussi, selon Euromed-IHEDN, « l'un des plus importants lieux de dialogue de rencontres, de passage et d'échanges. La fermeture des frontières, liée à l'approche de plus en plus sécuritaire de l'immigration, a été très dommageable pour la réalisation de l'espace euro-méditerranéen, bloquant pendant trente ans l'immigration de travail salarié ». Pourtant, « la circulation migratoire, qui pourrait être liée à une politique de voisinage régional, à la délivrance de visas à entrées multiples, à la facilitation des réseaux économiques de PME transnationaux, est riche de potentiels. Mais le contexte institutionnel suit il l'aspiration à la mobilité ? », se demande cette organisation qui entend susciter le débat sur ce thème jugé crucial. (FB)