login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10477
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/royaume-uni

Le Royaume-Uni pourrait organiser un référendum sur son maintien dans l'UE

Bruxelles, 19/10/2011 (Agence Europe) - Les députés britanniques vont voter, le 27 octobre, pour ou contre l'organisation d'un référendum en mai 2013 sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE. La décision d'organiser un débat et ce vote sur l'opportunité d'un référendum a été prise mardi 18 octobre, par une commission parlementaire, après la remise au gouvernement d'une pétition signée par 100 000 personnes favorables à une consultation nationale sur la question du lien de Londres avec l'Europe. « Cette Chambre exhorte le gouvernement à présenter un projet à la prochaine session du Parlement, pour permettre la tenue d'un référendum national pour savoir si le Royaume-Uni devrait rester membre de l'Union européenne, quitter l'UE, ou renégocier les termes de son adhésion, afin de créer une nouvelle relation fondée sur le commerce et la coopération » , souligne la motion.

Ce vote consultatif, et dont le résultat ne sera pas contraignant, a été poussé par les eurosceptiques, dopés par la crise de la zone euro. Selon la plupart des commentateurs politiques, le projet a peu de chance d'aboutir, en raison de l'arithmétique parlementaire et de l'opposition du Premier ministre David Cameron. « Le souhait de la majorité des gens de ce pays n'est pas de quitter l'Europe, mais de la réformer et de s'assurer que l'équilibre des pouvoirs entre un pays comme la Grande-Bretagne et l'Europe s'améliore », a-t-il déclaré à l'automne lors d'un congrès de son parti. Il a également rappelé, à plusieurs reprises, que son pays réalise 40% de ses exportations dans la zone euro, et que la disparition de l'euro serait « très mauvaise » pour Londres.

M. Cameron a appelé les députés conservateurs à suivre la politique du gouvernement. Mais une cinquantaine de députés du Parti du Premier ministre auraient l'intention de voter pour ce référendum. Une montée en puissance de l'euroscepticisme au sein de son parti mettrait David Cameron en difficulté et risquerait de mettre les conservateurs en porte-à-faux avec leurs alliés au sein de la coalition gouvernementale, les libéraux démocrates, principalement 'europhiles'. (CG)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES