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Bulletin Quotidien Europe N° 10477
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/commerce

Net progrès du protectionnisme au sein du G20

Bruxelles, 18/10/2011 (Agence Europe) - Plutôt que réduire leurs barrières aux échanges, comme ils se sont engagés à le faire dans le cadre du G20, les principaux partenaires commerciaux de l'UE ont adopté en un an, en plus des 333 mesures restrictives introduites depuis le début de la crise en 2008 et encore en vigueur fin 2010 - dont seules 40 ont été abandonnées en 2011 - 131 nouvelles mesures protectionnistes.

Dans son dernier rapport annuel sur les restrictions aux échanges, en partie dévoilé cette semaine par le commissaire au Commerce Karel De Gucht (EUROPE n° 10476), et rendu public mercredi 19 octobre, la Commission européenne constate l'introduction par les principaux partenaires commerciaux de l'UE, dont les économies du G20, 131 nouvelles mesures restrictives depuis octobre 2010, soit une hausse annuelle de 30%. Le rapport recense donc pas moins de 424 mesures protectionnistes prises depuis octobre 2008, encore ou désormais en vigueur aujourd'hui.

En outre, la reprise économique en 2011 n'a pas encouragé les principaux partenaires commerciaux de l'UE à renoncer aux mesures adoptées entre 2008 et 2010, puisque seulement 17% d'entre elles, soit 76 mesures, ont été rendues caduques depuis 2009. Enfin, l'exécutif européen constate que plusieurs pays membres du G20 sont engagés dans des politiques industrielles protectionnistes basées sur la substitution aux importations, les exigences de contenu local et les restrictions à l'accès aux marchés publics. Dans les pays émergents, nombre de ces mesures au départ temporaires sont rendues permanentes en tant que partie intégrante de plan nationaux d'industrialisation.

Les barrières aux échanges vont des restrictions à l'importation ou à l'exportation, sous la forme de relèvement de droits à l'importation ou à l'exportation et d'abaissement de quotas à l'exportation, aux mesures prises « derrière la frontière », telles que les obstacles techniques aux échanges prenant la forme d'évaluation de conformité et d'exigence de certification appliqués sur les biens importés, et qui vont au-delà des pratiques et exigence internationales.

Outre les mesures introduites par les économies autres que celles de l'UE au sein du G20 - Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, Inde, Indonésie, Mexique, Japon, Russie, et Turquie, le rapport cible les mesures prises par l'Algérie, le Bélarus, l'Équateur, l'Égypte, Hong-Kong, le Kazakhstan, la Malaisie, le Nigéria, le Pakistan, le Paraguay, les Philippines, la Suisse, Taïwan, l'Ukraine et le Vietnam.

« Le protectionnisme est une vraie menace pour la reprise économique. Je suis préoccupé de voir que la situation ne s'améliore pas, et que davantage de mesures restrictives sont adoptées par nos principaux partenaires commerciaux », déplore M. De Gucht, dans un communiqué. À la veille du sommet du G20 à Cannes début novembre, le commissaire promet que « l'UE va rappeler à ses partenaires commerciaux, dans tous les forums bilatéraux et multilatéraux, leur engagement à résister au protectionnisme ». (EH)

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