Cracovie, 07/10/2011 (Agence Europe) - Les ministres européens du Tourisme sont sortis du Conseil informel en Pologne avec deux mots-clés dans leurs dossiers: innovation et attractivité. À eux seuls, ils résument la stratégie touristique européenne.
Avec le programme 'destination Europe', les États membres se sont engagés à développer leurs offres touristiques nationales pour faire de l'Europe « la destination touristique n°1 dans le monde », espère la ministre polonaise Katarzyna Sobjerajska. Pour réussir ce tour de force, de nouveaux instruments doivent être mis en place. « L'innovation du tourisme est vitale. C'est en innovant que l'on pourra proposer de nouvelles offres aux touristes », précise l'hôtesse des lieux avant d'ajouter: « Il faut réfléchir à la formation des cadres touristiques aussi. Les cadres doivent être mieux préparés à accueillir les clients ». De son côté, Petra Hedorfer, à la tête de la 'commission voyage', mise sur les nouvelles technologies pour stimuler la compétitivité du secteur touristique.
Dans ce contexte de crise économique, financière et budgétaire, le secteur du tourisme ne doit pas se laisser abattre. C'est l'avis du commissaire européen Antonio Tajani: « Le tourisme est affaibli par la crise, mais nous devons continuer à travailler sur sa croissance et créer un réel marché européen ». Une attractivité européenne pour l'étranger. Avec certains pays plus en ligne de mire que d'autres: la Chine, la Russie, le Brésil, le Chili et l'Argentine. « Ces pays sont des importants marchés pour le tourisme européen. Nous devons développer une stratégie d'attractivité envers eux », a dit Antonio Tajani. Il a d'ailleurs annoncé vouloir mettre en place le même type de projet en Israël. Il doit l'annoncer en novembre.
Un premier pas a été effectué avec la signature du protocole d'entente « 50 000 touristes» entre la Commission, la Pologne, l'Italie, la Lituanie, la France et l'Espagne. Il s'agit d'une expérience pilote visant à renforcer les flux touristiques entre l'Amérique du Sud et l'Europe. Les principaux tours opérateurs et compagnies aériennes ont cosigné ce protocole, tout comme l'ECTAA, le Groupement des unions nationales des agences et organisateurs de voyages de l'UE. Un accord qui devrait permettre notamment une tarification promotionnelle pour les pays bénéficiaires. (VW)