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Bulletin Quotidien Europe N° 10469
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/social

Les syndicats grondent contre les exigences d'austérité

Bruxelles, 07/10/2011 (Agence Europe) - Commandements terribles, exigences impossibles à tenir et expéditions punitives, ce sont les quelques épithètes utilisés par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour décrire les mesures d'austérité imposées par l'UE notamment à la Grèce, des propos exprimés par les représentants européens des travailleurs à l'occasion de la journée de grève des fonctionnaires dans les rues d'Athènes, mercredi 5 octobre.

La CES ne dénonce pas seulement l'approche de la Banque centrale européenne envers la Grèce, mais surtout la politique globale de l'UE face aux difficultés de certains États qui doivent faire face à la méfiance des marchés financiers et qui ne respectent pas les règles du Pacte de stabilité et de croissance.

Dans le cas de l'Italie, les syndicats européens s'offusquent des propositions qui figuraient dans la lettre confidentielle, dont le contenu a été révélé récemment, du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, à l'Italie, et qui appelait à des coupes dans les dépenses sociales et la remise en cause des conventions collectives. « Au lieu de prendre la voie de la solidarité et des mesures audacieuses à la mesure de la gravité de la situation, c'est le choix du court-termisme qui prime », dénonce la CES dans un communiqué publié jeudi 6 octobre. Mais la situation est certainement plus inquiétante en Grèce. Les mesures d'austérité, qui se traduisent pour les fonctionnaires par la diminution de 20% en moyenne des salaires, un chômage technique pour 30 000 d'entre eux ou le risque de licenciement, sont seulement une des facettes du problème. L'autre concerne le déficit démocratique et le sentiment des Grecs que les solutions aux problèmes financiers du pays leurs sont imposées d'une manière autoritaire. L'ingérence de l'UE est perçue comme une atteinte à la souveraineté nationale. Un sentiment d'autant plus amplifié que le budget 2012 de la Grèce est effectivement entre les mains d'une équipe de hauts fonctionnaires européens. La colère populaire est grandissante. Mais elle se tourne aussi progressivement vers l'UE. L'opinion de la secrétaire générale de la CES, Bernadette Ségol, est tout à fait claire quant au rôle joué par les instituions européennes et au résultat attendu: « Il est illusoire de croire que ces interventions vont permettre aux pays en difficulté de retrouver la voie de la croissance. C'est exactement le contraire qui se produit ». (JK)

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