Bruxelles, 07/10/2011 (Agence Europe) - À court et moyen termes, la participation du Kazakhstan au projet de gazoduc Transcaspien, auquel sera connectée l'infrastructure Nabucco, afin d'acheminer vers l'UE le gaz d'Asie centrale, notamment d'Azerbaïdjan et du Turkménistan, est à exclure. Le Kazakhstan « n'a pour le moment pas les ressources pour ce gazoduc », a confirmé le ministre kazakh de l'Énergie Saouat Mynbaïev, en marge d'une conférence sur l'énergie, jeudi 6 octobre à Astana. Actuellement, l'essentiel de la production gazière du Kazakhstan est destinée à la consommation intérieure, ou exportée vers les pays voisins, la Russie et l'Ouzbékistan. Astana compte néanmoins sur la croissance du secteur gazier kazakh, au fur et à mesure de la mise en exploitation de gisements, et vise une production de 59,3 milliards de m3 dès 2015, contre 37,4 milliards de m3 en 2010. Une manne qui suscite la convoitise de l'UE, comme de la Russie et de la Chine.
Les médias d'Asie centrale s'étaient emparés de l'annonce par le commissaire à l'Énergie Günther Oettinger, qui participait en début de semaine au forum sur l'énergie à Astana, de négociations pour un accord de coopération énergétique entre l'UE et le Kazakhstan, dans le cadre d'un nouvel accord de partenariat et de coopération, pour spéculer sur la participation de l'ex-république d'URSS au projet de gazoduc Transcaspien, dans le cadre duquel la Commission est autorisée par les Vingt-sept à négocier un accord avec l'Azerbaïdjan et le Turkménistan sur le cadre juridique d'un système de gazoducs reliant les deux pays sous la mer Caspienne, par lequel transitera le gaz transporté vers l'UE via l'infrastructure Nabucco. (EH)