Bruxelles, 09/09/2011 (Agence Europe) - La commissaire en charge de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et du multilinguisme Androulla Vassiliou a annoncé, à l'occasion de la réunion informelle des ministres de la Culture et de l'Audiovisuel à Wroclaw, vendredi 9 septembre, la création d'un mécanisme de soutien financier pour aider les cinémas européens, en particulier les petits cinémas d'art et d'essai, à numériser leurs salles. Un processus très coûteux mais indispensable à l'heure où l'Europe bascule dans l'ère numérique. « Il est de notre intérêt commun d'aider les petits cinémas à survivre dans cette ère de la numérisation », petits cinémas qui, dans leur grande majorité, projettent les films européens, a poursuivi la commissaire, contribuant ainsi à faire circuler les œuvres cinématographiques en dehors des frontières nationales.
La commissaire Vassiliou et le ministre polonais de la Culture et de l'Héritage national Bogdan Andrzej Zdrojewski ont insisté sur l'importance de la numérisation des œuvres culturelles pour conserver, protéger et propager la culture européenne auprès du public. Ce thème était le sujet de discussion central des ministres pour cette réunion informelle. Le problème des coûts engendrés par le processus a été soulevé, coûts supportés par les États membres et l'Union européenne (au travers de sa bibliothèque numérique Europeana) mais qui peuvent aussi être partagés par le secteur privé, grâce à des partenariats public-privé qu'il faut encourager, a souligné la commissaire Vassiliou. Les débats sur la numérisation des œuvres ont abordé plusieurs aspects, a poursuivi le ministre polonais: le cadre juridique encadrant le processus, les perspectives pour les utilisateurs et la rémunération des artistes. « Nous prenons soin des artistes, nous comprenons leur droit de réclamer une redevance », a indiqué M. Zdrojewski. En même temps, tout le monde a mis en évidence le droit des utilisateurs à avoir accès au domaine public et les discussions se poursuivent au sujet des œuvres orphelines. Enfin, M. Zdrojewski a abordé un aspect très important pour la présidence polonaise: l'exclusion à la culture de certaines catégories de personnes. Exclusion qui n'est pas uniquement due à un manque de moyens mais aussi à un manque de connaissances, ce qui nécessite la mise en place de solutions éducatives, a-t-il indiqué. (I.L.)