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Bulletin Quotidien Europe N° 10447
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/Économie

Satisfecit après l'annonce de nouvelles mesures d'austérité

Bruxelles, 07/09/2011 (Agence Europe) - « Il n'y a pas de stratégie européenne pour l'austérité », a assuré mercredi 7 septembre la Commission européenne: tout ce que nous faisons en matière de « consolidation budgétaire » va de pair avec ce que nous préconisons afin de « stimuler la croissance et l'emploi » dans le cadre de la stratégie 'EUROPE 2020'. Elle a néanmoins accueilli favorablement les nouvelles mesures d'austérité annoncées la veille en Italie et en Grèce.

Italie. Le gouvernement italien de Silvio Berlusconi a reformulé un plan d'austérité estimé à 45 milliards d'euros, après celui évalué à 48 milliards d'euros présenté au début de l'été. Ces mesures « confirment la détermination des autorités italiennes à atteindre les objectifs de réduction des déficits et de l'endettement, tout en contribuant à affronter les profondes faiblesses structurelles de l'économie italienne », déclare la Commission dans un communiqué publié mardi 6 septembre dans la soirée. Plusieurs fois retoqué, le paquet de mesures vise à permettre un retour à l'équilibre budgétaire dès 2013. Il prévoit: - une augmentation à 21% de la TVA ; - un prélèvement de 3% pour les revenus dépassant 500 000 euros annuels ; - un alignement à 65 ans de l'âge légal de départ à la retraite des femmes dans le secteur privé à partir de 2014 ; - l'introduction dans la constitution italienne d'une 'règle d'or' sur la discipline budgétaire. Selon la Commission, « la confirmation de la décision d'introduire dans la Constitution le principe d'équilibre budgétaire ainsi que l'abolition des départements constituent des améliorations décisives du cadre institutionnel italien et contribueront à garantir la discipline budgétaire de manière permanente ». Le plan de 45 milliards avait été annoncé courant août alors que l'Italie était devenue la cible des marchés financiers. Ceux-ci ont des doutes sur la capacité du pays, confronté à une faible croissance, à réduire son déficit et à rembourser sa dette colossale (1900 milliards d'euros, soit 120% du PIB national). Les coûts de refinancement de la dette italienne ont atteint des niveaux difficilement soutenables. Des milliers d'Italiens étaient dans la rue, mardi, pour dénoncer la politique gouvernementale.

Grèce. Les autorités grecques ont annoncé qu'elles accéléraient la mise en œuvre du programme de privatisation censé rapporter 50 milliards d'euros d'ici 2015, dont 5 milliards en 2011. Une première série d'actifs (extension de la concession de l'aéroport d'Athènes, cession des participations publiques dans les compagnies gazière Depa et pétrolière Helpe et d'un premier ensemble d'actifs immobiliers, nouvelles licences de téléphonies mobiles) sont transférés au fonds d'exploitation du patrimoine de l'État. Le gouvernement grec avancera aussi sans tarder sur la réduction de la taille du secteur public. « Cela montre que du travail supplémentaire devait être réalisé », note la Commission, pour qui la 'troïka' (Commission, BCE, FMI) effectuera une analyse approfondie des mesures prises. Au Parlement européen, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a estimé que celle-ci pourrait être de retour à Athènes « d'ici la semaine prochaine » après qu'elle a décidé de suspendre sa mission (EUROPE n° 10444). (M.B.)

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