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Bulletin Quotidien Europe N° 10427
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/norvÈge

Réunion pour rendre la fabrication de bombes plus difficile

Bruxelles, 26/07/2011 (Agence Europe) - Trouver les moyens de prévenir les actes de terrorisme en rendant la fabrication des « bombes maison » plus complexe, c'est le défi auquel devra répondre la réunion du groupe de travail qui s'occupe de la régulation des substances potentiellement dangereuses et qui se réunira mercredi 27 juillet. Suite aux tueries perpétrées en Norvège, cette réunion d'experts tentera d'examiner les moyens qui peuvent être mis en place au niveau européen pour limiter la vente de produits chimiques accessibles qui pourraient éventuellement servir à la fabrication de « bombes artisanales », tout en essayant de ne pas pénaliser les consommateurs et les producteurs agricoles. Les représentants des autorités norvégiennes ont été invités à cette réunion.

Le problème à un double aspect. D'une part, il s'agit de réfléchir aux mécanismes de contrôle des produits sur le marché intérieur. Le suspect des attaques en Norvège aurait apparemment acheté légalement certaines substances chimiques par Internet en Pologne, a indiqué, lundi 25 juillet, l'Agence polonaise pour la sécurité nationale (ABW), rapporte l'AFP. D'autre part, les experts devraient désigner les institutions et les personnes qui auraient à effectuer un tel contrôle. Michele Cercone, porte-parole de la commissaire en charge des Affaires européennes, avait déploré, lundi 25 juillet, que les propositions de la Commission européenne de 2010 en vue de limiter l'accessibilité des produits chimiques sont restées lettre morte et que c'est seulement après des « événements choquants » qu'un « compromis se trouve plus facilement », relate l'AFP. Et c'est bien ce qui semble être arrivé aujourd'hui, comme nous l'a confirmé un diplomate polonais en déclarant que « les propositions de la Commission seront réactualisées » à la réunion de mercredi 27 juillet. Ainsi, la Présidence polonaise s'attend à ce que cette réunion, qui sera certainement suivie d'autres, préconise une observation plus stricte des produits chimiques et une modification des procédures de fabrications d'engrais agricoles. C'est surtout le nitrate d'ammonium qui sera visé. Sa concentration dans les engrais agricoles et autres produits fera l'objet de nouvelles négociations. Précédemment, « les discussions sur la teneur permise du nitrate d'ammonium, qui varie selon les États entre 9 et 40%, n'avaient pas permis d'atteindre un compromis », a affirmé un diplomate polonais, tout en ajoutant, confiant, « qu'après Oslo, personne ne défendra ses producteurs ». (J.K.)

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