Bruxelles, 26/07/2011 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a indiqué que, dans le cadre d'une solution politique au conflit, il pourrait être permis au colonel Mouammar Kadhafi de rester en Libye ; il devrait cependant renoncer au pouvoir. « Quoi qu'il arrive, M. Kadhafi doit quitter le pouvoir », a déclaré M. Hague, lundi 25 juillet, au cours d'une conférence de presse commune, à Londres, avec son homologue français, Alain Juppé. « Bien entendu, son départ de la Libye serait la meilleure façon de montrer au peuple libyen qu'il ne doit plus vivre dans la peur de M. Kadhafi », a affirmé M. Hague. « Mais, comme je l'ai toujours dit, cette décision revient aux Libyens ». Précédemment, le Royaume-Uni avait déclaré que le « départ » de M. Kadhafi était indispensable, mais que s'il quittait le pays, il pourrait être arrêté pour crime contre l'humanité. Le mandat d'arrêt, émis par la Cour pénale internationale à l'encontre de M. Kadhafi, de son fils et du chef des services de renseignement, a rendu la recherche d'une solution politique difficile. M. Hague et M. Juppé se sont dits déterminés à poursuivre la mission militaire, à la tête de laquelle se trouve l'OTAN depuis la fin du mois de mars, suite à une résolution des Nations unies pour protéger les civils des forces de M. Kadhafi. « Nous estimons que nous devons maintenir une forte pression militaire sur le régime libyen», a affirmé M. Juppé. Toutefois, avec une participation toujours plus limitée des États-Unis, et l'Allemagne opposée à toute action, le Royaume-Uni et la France peinent à maintenir le rythme des opérations, compte tenu, surtout, de la diminution des réserves de munitions. Les pays de l'OTAN étant divisés sur l'opération, ces facteurs rendent une solution politique rapide d'autant plus importante et le Conseil de transition nationale est l'interlocuteur privilégié de l'Occident. (LoC)