Bruxelles, 26/07/2011 (Agence Europe) - Le Parlement européen devrait préconiser, lors de la prochaine session plénière à Strasbourg (12-15 septembre), s'il suit son rapporteur, Iliana Malinova Iotova (S&D, bulgare), de remplacer dans les eaux de la mer Noire les quotas annuels de pêche et les TAC (totaux admissibles de captures) par des plans de gestion pluriannuels des stocks halieutiques. En effet, la Roumanie et la Bulgarie ne possèdent qu'une part relativement faible de la flotte de pêche et des captures en mer Noire, surtout si on les compare à la Turquie ou à la Fédération de Russie, fait valoir le rapporteur. En outre, le rapport d'Iliana Malinova Iotova demande la création d'une véritable coopération entre les pays de la région de la mer Noire dans le domaine de la pêche.
Le rapport, qui sera présenté le 12 septembre en plénière, salue les efforts de la Commission pour promouvoir un dialogue plus solide et plus structuré avec les pays tiers riverains de la mer Noire. Il encourage la Commission à intensifier ces efforts jusqu'à ce qu'un accord intervienne sur un cadre commun plus solidement structuré couvrant l'ensemble du bassin de la mer Noire et axé sur une approche régionale de la gestion de la pêche.
Le PE devrait appeler de ses vœux un système « renforcé de suivi des opérations de contrôle et de surveillance des activités de pêche » qui contribuera plus efficacement à une exploitation raisonnable des ressources halieutiques ainsi qu'à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
Techniques de pêche. Le rapporteur souligne qu'un usage adapté des techniques de pêche aux espèces démersales revêt une importance essentielle pour empêcher la prolifération de rapana venosa. Ce gastéropode prédateur menace l'équilibre écologique en mer Noire en détruisant les filtres naturels de l'eau, comme la moule bleue (Mythilus galloprovincialis), la vénus gallinette (Chamelea gallina) et les huîtres plates (Ostrea edulis).
Coopération. Le PE devrait souligner l'importance des accords de coopération bilatéraux et internationaux, dans la mesure où la plupart des États de la mer Noire ne sont pas membres de l'Union européenne et ne sont donc pas liés par la législation communautaire. Le projet de rapport écrit que le PE se déclare satisfait des efforts entrepris par la Commission pour créer des groupes de travail avec la Turquie et la Fédération de Russie dans le domaine de la gestion de la pêche, préparant ainsi la voie à des débats ultérieurs sur la coopération. La Commission est invitée à intensifier ces efforts et à élargir le dialogue à l'ensemble des pays riverains de la mer Noire. Le PE demande la mise en place d'une organisation régionale de gestion des pêches distincte pour la mer Noire. Le rapport souligne que les instruments de l'Union européenne dans le domaine scientifique devraient être utilisés comme un moyen de promouvoir et de favoriser la coopération et le travail en commun entre les équipes scientifiques européennes et leurs homologues d'Ukraine, de Russie, de Géorgie et de Turquie. (L.C.)