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Bulletin Quotidien Europe N° 10427
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/euro

Paris et Berlin veulent renforcer la gouvernance de l'Eurozone

Bruxelles, 26/07/2011 (Agence Europe) - Le président français Nicolas Sarkozy s'est livré, mardi 26 juillet, à un exercice pédagogique sur les résultats du récent sommet extraordinaire de l'Eurozone qui a arrêté les modalités d'un deuxième sauvetage de la Grèce et a adopté des mesures visant à freiner la contagion de la crise de la dette souveraine à des pays au cœur de la zone euro (EUROPE n°10424). En adressant une lettre aux parlementaires français appelés à statuer sur l'introduction dans la constitution française d'une 'règle d'or' limitant l'endettement national, il confirme que Paris et Berlin feront des propositions communes « avant la fin de l'été » afin de renforcer la gouvernance de la zone euro. Un nouveau sommet de la zone euro pourrait avoir lieu dès le mois d'octobre, a indiqué une source diplomatique mardi 26 juillet à Bruxelles.

Le président français se félicite que l'idée, « contestée il y a encore quelques mois », de faire du sommet des chefs d'État et de gouvernement « l'élément central » du gouvernement économique de la zone euro, ait fini par s'imposer. Selon lui, la deuxième étape consiste à « structurer les travaux de ce gouvernement économique ». « Il ne s'agit pas, bien évidemment, de fondre les budgets et les ministères en un seul et même monstre technocratique, ce serait artificiel, illusoire et même dangereux. Il s'agit de tirer pleinement les conséquences de l'interdépendance croissante qui existe entre nos pays. Pour cela, nous devons désormais déterminer ensemble nos politiques économiques afin de renforcer notre convergence et notre compétitivité au service de notre prospérité commune », estime M. Sarkozy.

Sur les résultats du sommet, le président français souligne la capacité qu'auront les fonds européens de sauvetage (l'actuelle Facilité EFSF et le futur Mécanisme européen de stabilité) d'intervenir « de manière préventive, y compris sur le marché secondaire de la dette ». Et d'ajouter: « Il faut en effet donner aux Européens un outil puissant pour bloquer la contagion et pour stabiliser les marchés en disposant des moyens de contrer la spéculation. C'est un véritable Fonds monétaire européen que nous avons l'ambition de construire ». Quant au deuxième plan grec d'une ampleur de 160 milliards d'euros dont 50 milliards à la charge du secteur privé sur la période 2011-2014, il organise « l'aide d'urgence indispensable » à Athènes, favorise « un effort de moyen et long terme pour alléger le poids de la dette » du pays et prévoit une participation du secteur privé compte tenu de « la situation exceptionnelle » de la Grèce. (M.B.)

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