Le marché mondial progresse. L'industrie automobile mondiale est optimiste. Après une baisse des ventes en 2009 (63 millions de véhicules vendus contre 68 millions en 2008), l'industrie a retrouvé des couleurs en 2010 (71 millions d'automobiles écoulées). Les six premiers mois de 2011 confirment cette tendance avec une hausse des ventes de +5,4% au premier semestre, soit 37,3 millions de véhicules écoulés. Et ce malgré la crise au Japon suite à la catastrophe nucléaire (un mois de production de l'industrie automobile perdue), les inquiétudes autour d'une rechute économique en Europe et aux États-Unis. D'après les prévisions du constructeur français Renault, le marché total devrait s'élever à 83 millions d'unités en 2013. En 2018, le seuil des 100 millions de voitures devrait même être dépassé. La crise au Japon est occupée à se résorber. Bien que les ventes aient chuté de 23% au Japon en juin, elles se sont nettement redressées par rapport aux mois d'avril et de mai. L'Europe pour sa part repart sur le chemin de la croissance après le retrait des subventions publiques qui ont soutenu le marché pendant la crise. La France et l'Allemagne s'en sortent bien alors que l'Espagne peine à se redresser avec une chute de 31% en juin. Les États-Unis sont également en progrès, avec une hausse des ventes de 7,1% en juin, après un mois de mai légèrement décevant en raison notamment des ruptures d'approvisionnement venues du Japon. Sur le semestre, la hausse atteint encore 12,8%. Le marché brésilien est, pour sa part, en pleine croissance. D'après l'agence Reuters, le marché devrait croître plus rapidement que les 4% prévus par la fédération automobile brésilienne. Si elles déclinent légèrement par rapport à mai, les ventes de juin ont cependant marqué une hausse de 16% par rapport à juin 2010. La grande inconnue reste la Chine, premier marché mondial. Après un record en 2010, les ventes faiblissent depuis février. La fédération chinoise a prévenu que les prévisions de début d'année, à savoir une croissance de 10% à 15% des ventes, ne seront probablement pas atteintes. (I.L.)