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Bulletin Quotidien Europe N° 10416
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/sud-soudan

L'UE félicite la population pour son accès à l'indépendance

Bruxelles, 11/07/2011 (Agence Europe) - L'Union européenne et ses États membres ont reconnu samedi 9 juillet la République du Sud-Soudan, annoncé leur soutien au nouvel État et ont salué la décision du Soudan de le reconnaître. « En ce jour historique, l'UE et ses États membres souhaitent la bienvenue à la République du Sud-Soudan en tant que nouvel État indépendant », selon une déclaration signée de l'UE et de ses États membres publiée samedi.

Le Sud-Soudan a formellement proclamé son indépendance lors d'une cérémonie officielle à Juba en présence de dirigeants étrangers. C'est le chef du parlement sud-soudanais, James Wanni Igga, qui a annoncé la « déclaration d'indépendance du Sud-Soudan », devant des dizaines de milliers d'habitants en liesse.

« L'UE félicite le gouvernement du Soudan pour sa décision de reconnaître la nouvelle République du Sud-Soudan avec effet immédiat », indique la déclaration au nom de l'UE et de ses États membres. L'UE rappelle son soutien constant à la mise en œuvre de l'accord de paix signé le 9 janvier 2005 entre le gouvernement soudanais et la rébellion sudiste qui a mis fin à un conflit de plus de 20 ans et fait près de deux millions de morts.

« Le plus jeune État du monde aura besoin du soutien de la communauté internationale pour s'établir en tant que pays sûr, pacifique et prospère, capable de répondre aux besoins et aux attentes de sa population. L'UE et ses États membres (…) se réjouissent de la perspective de mettre en place un partenariat étroit et à long terme avec la République du Sud-Soudan et sa population », ajoute la déclaration de l'UE. Celle-ci s'engage à « favoriser une transition pacifique au Sud-Soudan » et encourage les dirigeants du Sud-Soudan à s'engager sur la voie du « pluralisme et de la diversité et à jeter les bases d'une société démocratique, équitable et sans exclusive, fondée sur l'État de droit et le respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ».

« L'UE et ses États membres saisissent cette occasion pour réaffirmer leur soutien à l'établissement de relations pacifiques et de bon voisinage entre le Soudan et le Sud- Soudan », poursuit le texte. L'UE se dit prête à apporter sa contribution pour que puissent se développer « deux États viables » et pour faciliter la mise en œuvre des principaux arrangements post-APG « qui constitueront la base des relations Nord-Sud pour les années à venir ».

Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy a pour sa part personnellement « salué la naissance d'un nouveau pays en Afrique » et a « souhaité à sa population un avenir de prospérité et de paix » dans un message diffusé via Twitter.

Quant au président du Parlement européen Jerzy Buzek, tout en qualifiant ce jour « d'événement marquant » qui devrait permettre de s'assurer que « l'histoire ne se répète pas », il a prévenu que « pour le Sud-Soudan, le plus grand défi est et restera la démocratie et l'édification de l'État ».

Le Sud (à majorité chrétienne) se sépare du Nord (musulman) après des décennies de guerre. Le gouvernement de Khartoum a été le premier à reconnaître le Sud, quelques heures avant que la séparation des deux entités devienne officielle. Ce geste d'apaisement n'a toutefois pas fait disparaître les inquiétudes concernant l'avenir. Les dirigeants du Nord et ceux du Sud ne se sont toujours pas mis d'accord sur certaines questions sensibles, comme le tracé de la frontière et le partage des revenus tirés du pétrole, essentiels pour l'économie des deux États. (L.C./J.K.)

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