Bruxelles, 02/05/2011 (Agence Europe) - Les représentants des 27 au Comité politique et de sécurité (Cops) ont donné vendredi 29 avril le feu vert à la préparation technique d'une série de sanctions à l'encontre du régime syrien de Bachar al-Assad en réponse à la répression meurtrière des manifestations dans le pays. Les « mesures restrictives » que les experts ont été chargés de préparer en vue d'une approbation politique dans les prochains jours comprennent un embargo sur les ventes d'armes et d'autres instruments pouvant servir à la répression interne, le retrait de l'offre européenne de signer un accord d'association, la suspension de la coopération et des aides européennes octroyées directement au gouvernement syrien (les projets bénéficiant à la population par le biais d'ONG ne seront pas concernés), le gel des avoirs des responsables de la répression ainsi que l'interdiction d'entrée sur le territoire de l'UE pour ces mêmes responsables.
La liste des personnes visées par les deux dernières sanctions doit encore être établie.
Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, a salué l'accord de principe des 27. « Au regard de la violence qui continue et afin de promouvoir un processus démocratique, l'UE a lancé ses procédures internes pour un embargo sur les armes et les équipements utilisés pour la répression interne, et va examiner de façon urgente d'autres mesures appropriées et ciblées. Par ailleurs, l'UE ne franchira pas de nouvelles étapes pour faire progresser l'accord d'association. L'UE réexaminera tous les aspects de sa coopération avec les autorités syriennes, y compris dans le cadre de la politique européenne de voisinage », a-t-elle souligné dans une déclaration du 29 avril. Mme Ashton a aussi répété sa « vive inquiétude » concernant la situation en Syrie, et condamné fermement la « violence inacceptable à l'encontre des manifestants pacifiques ». En parallèle, également le 29 avril, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève a voté une résolution demandant l'envoi urgent d'une mission en Syrie pour enquêter sur les violations des droits de l'homme. (H.B.)