Bruxelles, 29/04/2011 (Agence Europe) - Les représentants des 27 au Comité politique et de sécurité (Cops) étaient réunis vendredi 29 avril en fin d'après-midi pour examiner plusieurs options de sanctions ciblées à l'encontre des dirigeants du régime de Bachar al-Assad en réponse à la répression meurtrière des dernières semaines. Les différentes options sur la table, préparées par le SEAE de Catherine Ashton, comprenaient notamment: - la suspension des aides de l'UE versées directement aux autorités syriennes dans le cadre de la politique de voisinage ou d'autres coopérations (des projets bénéficiant à la population et mis en œuvre par des ONG ne seraient pas concernés) ; - le gel des avoirs et l'interdiction de visa pour les personnes directement responsables de la répression ; - un embargo sur les ventes d'armes. Le document du SEAE proposait aussi d'adopter une approche commune à l'ONU afin que les quatre pays européens qui siègent actuellement au Conseil de sécurité (France, Royaume-Uni, Portugal et Allemagne) y défendent une position européenne. Il était aussi suggéré que l'UE exerce une pression sur les pays asiatiques afin qu'ils ne proposent pas la candidature de la Syrie au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. En outre, l'accord d'association UE/Syrie, prêt depuis 2009 à être signé, resterait dans le frigo. A l'heure de mettre sous presse, les discussions au Cops étaient toujours en cours. Vendredi matin, un haut diplomate du SEAE a déclaré qu'un « large accord » existait parmi les 27 pour envoyer, par le biais de sanctions, le « bon message » à Damas. (H.B.)