Bruxelles, 27/04/2011 (Agence Europe) - Pour sortir le round de Doha de l'impasse, l'Inde admet qu'« un terrain d'entente doit être trouvé ». Mais New Delhi s'oppose toujours à une participation obligatoire à la libéralisation dans tous les secteurs industriels visés par les accords sectoriels.
Le désaccord entre les États-Unis et les grands pays émergents, emmenés par le Brésil, la Chine et l'Inde, sur le chapitre industriel, en particulier sur les accords sectoriels, qui visent une élimination progressive des droits de douane dans 14 secteurs industriels clés (automobile, électronique, machines, jouets, produits chimiques, textiles…), a été identifié par le patron de l'OMC Pascal Lamy comme le principal écueil bloquant tout progrès des négociations multilatérales à Genève. Mais, comme ses alliés, l'Inde refuse toujours de se voir contrainte de participer au mouvement de libéralisation dans tous les secteurs proposés. « Notre position sur les accords sectoriels est claire. Nous ne disons pas que les accords sectoriels sont des 'zones interdites', mais nous voulons la liberté de décider ceux auxquels nous souhaitons participer et ceux auxquels nous ne le souhaitons pas », a expliqué le ministre indien du Commerce Anand Sharma, mercredi 27 avril. Les pays développés, en particulier les États-Unis, insistent pour que les grands pays émergents acceptent d'éliminer les tarifs sur des produits industriels clés via leur participation obligatoire aux accords sectoriels, ce à quoi les grandes nations émergentes s'opposent, arguant que ces accords sont hors du mandat du round de Doha.
Les 153 pays membres de l'OMC auront la possibilité de rapprocher leurs positions, d'abord au niveau des ambassadeurs, à l'occasion d'une réunion du Comité de négociations commerciales de l'OMC le 29 avril, puis au niveau des ministres du Commerce, en marge d'une réunion de l'OCDE fin mai à Paris. (E.H.)