Bruxelles, 27/04/2011 (Agence Europe) - Les représentants des États membres au comité politique et de sécurité (COPS) se réuniront vendredi après-midi 29 avril pour faire le point sur la situation en Syrie et, éventuellement, préparer des sanctions européennes contre le régime du président Bachar el-Assad. « Toutes les options sont sur la table » mais le type de mesures restrictives que l'UE pourrait adopter n'est pas encore clair, a déclaré le porte-parole de Catherine Ashton mercredi 27 avril devant la presse. Il a aussi répété l'indignation de l'UE devant la répression meurtrière « inacceptable » des manifestations. Les « mesures restrictives » sur lesquelles Mme Ashton est en train de consulter les États membres porteraient sur un gel des avoirs et une interdiction de visa à l'encontre des dirigeants syriens. Une suspension de l'aide de l'UE à la Syrie aurait également été évoquée mais ne semble pas faire l'unanimité au sein des 27. Au cas où, au COPS, les 27 devaient conclure qu'il est nécessaire de prendre des mesures concrètes, « celles-ci pourraient être prises très rapidement », a indiqué le porte-parole de Mme Ashton, sans préciser ces mesures.
Mercredi matin, à Berlin, le gouvernement allemand s'est explicitement prononcé en faveur de sanctions contre Damas. La Belgique a fait de même, son ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, estimant qu'un « point de non-retour » avait été atteint. La France avait déjà demandé mardi que l'UE et l'ONU prennent des « mesures fortes » contre les responsables des massacres en Syrie. La France, avec le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Portugal (les actuels membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU) ont par ailleurs fait circuler un projet de condamnation de la répression en Syrie au Conseil de sécurité à New York. En attendant l'issue du débat sur les éventuelles sanctions européennes, plusieurs pays membres, dont la France, la Belgique, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne, dans le cadre d'une action coordonnée, ont convoqué mercredi les ambassadeurs de Syrie pour leur signifier leur condamnation de la répression des manifestations. (H.B.)