Bruxelles, 19/04/2011 (Agence Europe) - L'UE et l'Ukraine enregistrent des progrès significatifs vers la conclusion d'un accord d'association en 2011. Le président de la Commission Barroso et le président ukrainien Ianoukovitch voient en 2011 une année décisive pour l'avenir des relations bilatérales.
Réunis lundi 18 avril à Kiev en marge d'événements consacrés à la sûreté nucléaire et aux 25 ans de l'accident de la centrale de Tchernobyl, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le chef de l'État ukrainien Viktor Ianoukovitch ont noté une « progression significative » des pourparlers pour un accord d'association UE/Ukraine, qu'ils se sont dits déterminés à conclure dès cette année, même si, a admis le chef de l'exécutif européen, « beaucoup de travail reste à faire ». En particulier concernant l'accord bilatéral de libre-échange, qui inclut un chapitre sur l'énergie et prévoit l'élimination de tous les droits à l'exportation. « Cet accord, et les échanges et la modernisation accrus qu'il engendrera, offriront des gains importants aux citoyens de l'Ukraine et de l'UE », a-t-il insisté devant la presse, soulignant aussi « l'importance des aspects politiques du traité ». « Des valeurs communes - droits de l'homme, principes démocratiques et État de droit - sont le fondement de nos relations, et elles sont critiques pour le développement futur de l'Ukraine, de même qu'un consensus inter-partis sur l'agenda des réformes. Une fois encore nous avons eu un dialogue ouvert sur ces questions », a assuré M. Barroso, précisant qu'il a aussi rappelé la nécessité que Kiev améliore le climat des affaires et le cadre des investissements en Ukraine. « La prospérité de l'Ukraine dépend à la fois de son ouverture, de sa compétitivité et de sa capacité d'innovation. Avancer sur ce front est clairement dans son propre intérêt », a insisté le président de la Commission. M. Barroso a aussi promis de soutenir les efforts de l'Ukraine sur le plan d'action sur les visas. Enfin, sur le chapitre de l'énergie, le chef de l'exécutif européen a salué la récente adhésion de l'Ukraine à la Communauté de l'énergie, ce qui fait d'elle une partie prenante au marché intérieur de l'énergie, ainsi que la signature, lundi, d'un accord de coopération sur la sécurité nucléaire, d'une valeur de 48 millions d'euros. « Si nous maintenons la dynamique actuelle des négociations, nous serons en mesure d'approuver une version conjointe du texte d'accord (d'association) avant notre prochain sommet bilatéral en décembre », a dit espérer de son côté le président Ianoukovitch. M. Barroso a toutefois averti que l'instauration d'une zone de libre-échange entre l'UE et l'Ukraine et l'adhésion de Kiev à une union douanière avec le Bélarus et la Russie seraient « incompatibles ».
L'UE est le premier partenaire commercial de l'Ukraine. En 2010, ses exportations vers l'Ukraine ont atteint 17 milliards d'euros, tandis que ses importations depuis l'ex-république d'URSS se sont élevées à 11 milliards. À la source de 75% des IDE en Ukraine, l'UE y est aussi le principal investisseur. (E.H.)