Bruxelles, 15/04/2011 (Agence Europe) - Un peu plus de dix ministres de l'Agriculture des États membres de l'Union européenne ont une nouvelle fois réitéré, jeudi 14 avril à Luxembourg, leur mise en garde au sujet des négociations en cours sur l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) (voir aussi EUROPE n° 10359).
L'Irlande a estimé que les offres de l'UE ne devraient pas être déposées avant que les pays de l'UE aient examiné les études d'impact que doit produire la Commission et avant que le Conseil en débatte formellement.
Plusieurs pays, dont la France, l'Italie, la Pologne, les Pays-Bas (qui ont parlé notamment du bien-être des animaux), ont attiré l'attention de la Commission sur les effets néfastes sur plusieurs secteurs européens (viande bovine surtout, agrumes, sucre et éthanol) d'un accord avec le bloc sud-américain.
La Commission européenne doit adopter prochainement deux études d'impact (la première sur les aspects macroéconomiques et la seconde sur les aspects socioéconomiques par régions et par produits). Ces deux études vont être discutées le 27 avril au sein d'un groupe d'experts.
Sur l'offre Mercosur, « on est en train d'élaborer l'offre au sein de la Commission et on devrait pouvoir la présenter dans 60 jours », a dit Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture. Il y aura une rencontre en mai entre les négociateurs européens et sud-américains. « L'offre ne sera pas discutée mais les conditions générales le seront sans doute », a précisé le commissaire. La Commission met la dernière main aux études d'impact, a confirmé le commissaire, et promet d'informer les États membres des offres qui seront faites.