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Bulletin Quotidien Europe N° 10287
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/mÉdias

Budapest indique qu'elle pourrait amender sa loi controversée

Bruxelles, 05/01/2011 (Agence Europe) - La Hongrie, qui assume en ce moment la présidence tournante de l'UE, a laissé entendre qu'elle pourrait être prête à amender la loi controversée sur les médias au cas où la Commission européenne, après un examen juridique du texte, devait conclure qu'elle est contraire au droit communautaire ou recommander des modifications. Le texte anglais de la nouvelle loi a été envoyé par le gouvernement hongrois à la Commission le 4 janvier. « Je suis sûr que la Commission procédera à une évaluation équitable et correcte de la nouvelle loi et, éventuellement, fera des commentaires et des recommandations. Attendons de voir ces commentaires et recommandations. Ensuite, nous pourrons nous mettre autour d'une table et voir ce que nous pouvons faire et ce que nous voulons faire », a affirmé le ministre hongrois des Affaires étrangères, Janos Martonyi, devant un groupe de journalistes européens en visite à Budapest le 5 janvier. Interrogé sur la possibilité que le gouvernement pourrait effectivement changer la loi, le ministre a été évasif. Il est « prématuré » de se prononcer sur cette question, « nous n'y sommes pas encore », a-t-il dit. Il est « sage » d'attendre l'analyse juridique de la Commission, a ajouté M. Martonyi. Le ministre a réfuté les critiques « disproportionnées » exprimées et le « langage excessif » utilisé par la presse internationale et des responsables de l'OSCE et de certains pays membres de l'UE contre la loi sur les médias « sans avoir lu le texte » (dont la traduction anglaise vient seulement d'être publiée). « Beaucoup de déclarations faites sont tout simplement fausses », a-t-il dit. La Hongrie est une démocratie « vibrante », bien que « parfois agressive ». Dire que cette démocratie est en danger à cause de la nouvelle loi sur les médias est « ridicule », a estimé le ministre des Affaires étrangères.

'Impôt de crise'. M. Martonyi a aussi réfuté les critiques exprimées récemment contre la nouvelle législation fiscale adoptée par le parlement hongrois en octobre dernier, notamment le fameux ' impôt de crise' qui, selon plusieurs groupes industriels européens, est discriminatoire dans la mesure où il cible principalement des secteurs (banques, énergie, télécommunications) dans lesquels des entreprises étrangères sont dominantes. « Il n'y a aucune discrimination » dans cette loi, a souligné M. Martonyi. Dans tous les secteurs concernés par cette taxe, « les plus grands contributeurs sont des sociétés hongroises », a-t-il dit. (H.B.)

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