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Bulletin Quotidien Europe N° 10287
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/mÉdias

Barroso va demander des clarifications sur la loi hongroise

Bruxelles, 05/01/2011 (Agence Europe) - « Pour l'Europe, la liberté des médias est un principe sacré, une valeur fondamentale ». C'est avec cette conviction politique que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, se rendra à Budapest vendredi avec les membres de son collège à la rencontre de la jeune et déjà très décriée présidence hongroise et de son premier ministre Viktor Orban. Un voyage qui sera éminemment marqué par la polémique sur la nouvelle loi hongroise sur les médias, entrée en vigueur le 1er janvier, potentiellement contraire à la Charte des Droits fondamentaux, ainsi que par le sujet annexe des taxes de crise imposées par Budapest aux industriels européens. Deux sujets potentiellement explosifs.

Mercredi, l'exécutif européen a d'ailleurs reçu de la part des autorités hongroises la notification et la traduction de cette fameuse loi transposant la directive sur les services audiovisuels. Une étape qui va désormais permettre à la Commission d'entamer son analyse juridique de la transposition à l'issue de laquelle elle pourra dire si une procédure d'infraction s'impose contre la Hongrie. Problème: cette analyse « prendra quelques semaines ou quelques mois », a indiqué le porte-parole de M. Barroso, Olivier Bailly. Cette analyse pourrait ainsi ne pas être terminée sous la présidence hongroise.

Cela ne devrait toutefois pas empêcher le président Barroso de demander à son tour au Premier ministre Viktor Orban des « clarifications » sur la portée de cette loi sur la liberté de la presse en Hongrie, suivant ainsi la vice-présidente Neelie Kroes qui avait adressé aux autorités hongroises le 22 décembre dernier une lettre dans le même sens. Pour M. Barroso, il est en effet nécessaire que la Hongrie « dissipe les doutes » et « on espère » que le pays le fera.

Le président de la Commission a cependant tenu à préciser qu'en l'état actuel, les relations entre la Commission et la Hongrie ne s'en trouvaient pas affectées. « On veut que tous les États membres respectent les principes de la démocratie et de l'État de droit », a-t-il dit, mais jusqu'ici « on considère que tout est OK », cela tant qu'aucune procédure n'aura été ouverte. (Cor.)

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