Bruxelles, 05/01/2011 (Agence Europe) - Dans la bataille qui oppose l'Italie au Brésil au sujet de l'extradition du terroriste italien Cesare Battisti, condamné à perpétuité pour avoir été jugé responsable de quatre assassinats, la Commission européenne a une nouvelle fois rappelé mercredi que l'absence d'accord d'extradition entre l'UE et le Brésil la privait de toute capacité d'action à son niveau. Dans la presse, le gouvernement italien s'est en effet indigné de cette position exprimée mardi par l'exécutif européen, estimant que l'UE a les moyens de faire pression sur le Brésil. Et le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a annoncé une conférence de presse à Bruxelles fin janvier sur 'l'affaire Battisti', dans le cadre d'une initiative du PPE. Mais, pour la Commission et l'un des porte-parole de M. Barroso, Olivier Bailly, la situation est claire: « Même si un groupe d'États membres » devait porter au niveau européen la cause italienne, « nous n'aurions pas plus de rôle qu'avant, ni plus de compétence ». Cette action relèverait donc de la seule démarche intergouvernementale, a encore précisé M. Bailly. (Cor.)