Bruxelles, 05/01/2011 (Agence Europe) - L'affaire de la contamination par la dioxine de viande et d'œufs dans des exploitations agricoles allemandes ne semble pas à ce stade devoir prendre une dimension européenne, mais la Commission continue de suivre la situation de près (EUROPE n°10286). À en croire les informations circonstanciées adressées mardi 4 janvier au soir à la Commission européenne, aucun aliment contaminé d'origine animale n'aurait été mis en vente ou exporté vers d'autres États membres et des pays tiers, exception faite de deux cargaisons d'oeufs potentiellement contaminés vers les Pays-Bas. Mais si des investigations complémentaires mettaient au jour un commerce de produits d'origine animale contaminés par cet incident, les autorités compétentes des États membres et des pays tiers en seraient immédiatement informées via le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et la nourriture pour animaux (RASFF) de l'UE.
La contamination, d'origine accidentelle, proviendrait d'une entreprise d'aliments pour animaux qui aurait mélangé 26 tonnes de résidus de biofuels destinés à la fabrication de papier avec de la graisse végétale destinée à l'alimentation animale. Les autorités allemandes feront un nouveau point de la situation devant les représentants des États membres lors de la prochaine réunion du comité permanent de la chaîne alimentaire et la santé animale de l'UE, les 11 et 12 janvier. Mercredi 5 janvier après-midi, la Commission était en pourparlers avec la FEFAC (European Compound Feed Manufacturers Federation) pour identifier les moyens de renforcer le contrôle de la dioxine dans la nourriture pour animaux. Le règlement européen 183/2005 établissant des exigences en matière d'hygiène des aliments pour animaux fixe des exigences minimales d'hygiène tout au long de la chaîne alimentaire, depuis la production primaire des aliments pour animaux, jusqu'à l'alimentation des animaux producteurs de denrées alimentaires. Il est de la responsabilité de l'exploitant du secteur de l'alimentation animale de mettre en place des procédures fondées sur les principes d'analyse des risques et la maîtrise des points critiques (HACCP) pour identifier les points de contrôle critiques et une possible contamination chimique. Aux termes du règlement 882/2004 relatif aux contrôles officiels effectués pour s'assurer de la conformité avec la législation sur les aliments pour animaux et les denrées alimentaires et avec les dispositions relatives à la santé animale et au bien-être des animaux, les États membres sont tenus de veiller à ce que ces contrôles soient effectués correctement et à la fréquence adéquate. (A.N.)