Luxembourg, 26/10/2010 (Agence Europe) - Le Portugal, soutenu par d'autres pays, comme la Roumanie, le Royaume-Uni, la Finlande et la Bulgarie, a demandé, mardi 26 octobre, la mise en œuvre de mesures exceptionnelles d'importations de sucres. Ces pays ont demandé de pouvoir importer davantage de sucre de canne (sugar canes) en faveur du secteur du raffinage.
Les ministres européens de l'Agriculture ont évoqué ce sujet lors de leur réunion à Luxembourg. Un groupe de pays (France, Pologne, Autriche, la République tchèque et la Slovaquie) a estimé au contraire que de telles mesures (quotas d'importation de sucre de canne) étaient prématurées.
La Commission européenne a dit qu'elle suivait très attentivement, semaine après semaine, la situation du marché du sucre et, notamment, le niveau d'approvisionnement assuré par les importations ainsi que l'évolution des prix. Si ce suivi du marché montre la nécessité d'agir du fait d'une tension sur les stocks liée à une baisse des approvisionnements et une tension sur les prix, la Commission serait prête à le faire rapidement « pour assurer un fonctionnement équilibré du marché sucrier communautaire, bien entendu dans les strictes conditions exceptionnelles définies » par les règles sur le secteur du sucre, explique une source.
Un nouveau cadre législatif pour le secteur du raffinage et pour les importations est entré en vigueur depuis la campagne 2009/2010. Les importations de l'Union européenne s'effectuent également dans un nouveau contexte (entrée en vigueur des accords de partenariat économique avec les pays ACP et accord 'tout sauf les armes' pour les pays les moins avancés). Les relations commerciales entre l'UE et ces pays ont fortement évolué, dans la mesure où il n'y a plus d'obligation de livraison. Il n'y a plus, non plus, de relation exclusive entre les raffineurs dits traditionnels et les importations de sucre brut. Dans ce nouveau contexte, le suivi des importations des pays ACP/PMA (pays les moins avancés) devient plus important que jamais. La Commission précise que le marché mondial du sucre est marqué par des prix volatils et élevés. (L.C.)