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Bulletin Quotidien Europe N° 10240
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/mediterranÉe

Espagne, éviter l'échec du sommet de l'UpM de novembre

Bruxelles, 20/10/2010 (Agence Europe) - « Nous ne voulons pas que l'UpM soit l'otage du processus de paix », affirme l'ambassadeur d'Espagne en Égypte, Antonio Lopez Martinez, dans une interview publiée, dans sa récente édition, par Al-Ahram Hebdo. Lopez Martinez vient d'être nommé au gouvernement (subsecretario de Asuntos Exteriores) en charge notamment du dialogue EuroMed. Le Journal se montre en préambule assez pessimiste sur le climat dans la région dont dépend la tenue ou non du sommet du 20-21 novembre à Barcelone, ou de son succès ou non, s'il a lieu en dépit des défections possibles.

« Le seul espoir à l'heure actuelle - dit l'ambassadeur - est que les États-Unis puissent faire suffisamment pression sur Israël. Or, ceux-ci se contentent de manifester leur déception quant à la reprise des activités de colonisation, estimant qu'elle compromettait leurs efforts de relance des pourparlers ». L'hebdomadaire relève aussi que « l'Europe, dont le rôle est marginalisé (...), tente d'intervenir pour éviter le pire. Le président français Nicolas Sarkozy, qui dénonce les échecs successifs de ces négociations sous la seule houlette des États-Unis, expose régulièrement sa volonté de voir la France et l'UE prendre une plus grande part dans le processus ».

En appui à ce constat sur le rôle de l'Europe, Lopez Martinez, indique des réunions ministérielles entre les chefs de la diplomatie espagnol, égyptien et français (EUROPE n° 10238) en préparation à la rencontre de Barcelone. Et il ajoute: « Nous ne voulons pas que l'UpM soit l'otage du processus de paix » et que « le scénario de juin dernier (report du sommet de l'UpM) se répète. Il est nécessaire d'isoler les problèmes et d'aller de l'avant, sinon on risque de ne plus avoir ni de processus de paix, ni d'UpM ».

Le diplomate espagnol dit craindre les conséquences d'un blocage, « parce qu'un échec de l'UpM signifie un échec du processus de Barcelone. Il faut donc tout faire pour lancer véritablement l'UpM ». Il estime que « l'Égypte (co-présidente, ndlr) est très bien placée pour cela, tout comme la France et l'Espagne ». Et il réaffirme, par la même occasion, l'intérêt d'éviter l'enlisement du processus: « On a besoin d'instances et d'institutions méditerranéennes, pour que nous puissions parler des choses et des projets qui nous unissent ». L'UpM est, rappelle-t-il, « née du processus de Barcelone et ce processus ne marchait pas si mal que cela, au contraire. Je crois qu'il avait juste besoin d'être renforcé ». (F.B.)

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