Bruxelles, 06/07/2010 (Agence Europe) - En approuvant, mardi 6 juillet, le rapport de Mathieu Grosch (PPE, belge) sur le développement durable des transports (559 voix pour, 34 contre, 82 abstentions), le Parlement européen a apporté son soutien à une politique ambitieuse pour assurer, d'ici 2020, la sécurité, la « décarbonisation » et l'efficacité des transports. Les députés se sont notamment prononcés pour le renforcement du financement de la recherche, la réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre et le doublement du nombre de passagers des autobus, des trams et des chemins de fer. Ils ont néanmoins rejeté l'idée de mise en place d'un fonds pour le transport, proposée par le rapporteur, fonds qui serait alimenté par une partie des ressources de la politique structurelle et de cohésion. Ils ont en revanche adopté de justesse (346 pour, 311 contre, 14 abstentions) l'amendement déposé par Danuta Hübner (PPE, polonaise) qui plaide pour la création d'un mécanisme de coordination de différentes sources de financement existantes (BEI, partenariats public-privé, budgets nationaux, politique de cohésion). « Environ 70 à 80 milliards d'euros sont prévus dans le cadre des fonds de cohésion pour le transport », selon Mme Hübner, qui s'opposait ainsi à la « sectorisation » du financement européen au détriment de la politique de cohésion. « Le simple transfert des crédits vers un fonds pour le transport ne multiplierait pas les moyens » disponibles, mais modifierait uniquement les modalités du partage des crédits, a remarqué Mme Hübner dont le pays est le plus grand bénéficiaire du financement européen. Outre les instruments prévus explicitement pour le transport (surtout le réseau transeuropéen de transport), 15 États membres peuvent bénéficier des ressources du Fonds de cohésion pour des projets en matière de transport (12 nouveaux États membres plus l'Espagne, le Portugal et la Grèce). (A. By.)